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Nos lecteurs ont la parole

Un nouveau parti ?

Par Jean KHAÏRALLAH
Il est toujours intéressant de lancer un nouveau parti politique s'il se dote d'une structure démocratique et organisée autour d'un projet ambitieux et clair, soucieuse des résultats de ses dirigeants et du quotidien des citoyens, mais aussi consciente des enjeux que représentent l'éducation, la santé, la décentralisation, l'écologie et l'importance, pour la cause libanaise, des expatriés.
Évitons cependant dans son appellation les termes guerriers (front, résistance, combat, forces...) qui ne peuvent plus refléter nos ambitions de rassemblement et d'avenir.
Oui, inspirons-nous dans notre action de nos valeurs intrinsèques, protégeons nos acquis, reconstituons une unité et laissons aussi la place aux autres de se joindre à nous. La « chose publique » doit être et demeurer laïque.
Non, ne nous laissons pas entraîner dans des discours ou positions démagogiques, où nous (chrétiens) serions les premiers perdants, parce que nous excellons dans la désunion.
Je suis pour :
- une nouvelle Constitution, une nouvelle République ;
- un Sénat, conseil de sages représentant les élus locaux ;
- une neutralité reconnue du Liban ;
- un renforcement des Forces de sécurité intérieure ;
- une loi électorale tenant compte d'une décentralisation nécessaire de l'État ;
- une éducation publique digne de ce nom ;
- une politique de santé accessible à tous ;
- une consultation des expatriés (selon la relation effective avec la patrie) ;
- un rattrapage immédiat au niveau des infrastructures et de la technologie ;
- une politique écologique élevée au rang de priorité nationale ;
- une réforme de l'administration ;
- une laïcité progressive de l'espace public ;
- une politique des retraites décente.
Je suis contre :
- l'implantation des Palestiniens (plutôt un permis de résident comme dans les pays du Golfe qu'une nationalité) ;
- les armes en dehors des mains de l'État ;
- les milices en tout genre ;
- les dynasties politiques familiales ;
- le cumul des mandats ;
- les armes aux mains des particuliers ;
- le prosélytisme religieux ;
- les « mahsoubiyat » ;
- les partis politiques sans projets.
Verra-t-on ce parti naître ? Ses dirigeants ne seront-ils pas tentés par un inévitable (pour eux) discours sectaire et/ou une certaine nostalgie guerrière.
Combien de temps faudra-t-il attendre pour adhérer à une structure politique ayant un projet d'avenir dont l'ambition une et unique serait celle de la nation libanaise, qui devra être bâtie sur la volonté durable du plus grand nombre à vivre au sein d'un même ensemble.
Il est toujours intéressant de lancer un nouveau parti politique s'il se dote d'une structure démocratique et organisée autour d'un projet ambitieux et clair, soucieuse des résultats de ses dirigeants et du quotidien des citoyens, mais aussi consciente des enjeux que représentent l'éducation, la santé, la décentralisation, l'écologie et l'importance, pour la cause libanaise, des expatriés.Évitons cependant dans son appellation les termes guerriers (front, résistance, combat, forces...) qui ne peuvent plus refléter nos ambitions de rassemblement et d'avenir.Oui, inspirons-nous dans notre action de nos valeurs intrinsèques, protégeons nos acquis, reconstituons une unité et laissons aussi la place aux autres de se joindre à...
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