La commission a demandé qu'une campagne de prévention soit lancée pour informer la population des mesures à prendre, au cas où l'épidémie s'étendrait au Liban.
Le directeur général de la Santé, le Dr Walid Ammar, qui a assisté à la réunion, a affirmé que pour faire face à la grippe porcine, le Liban bénéficiera de l'expérience qu'il a acquise dans la lutte contre la grippe aviaire. Le directeur a annoncé qu'une brochure informative résumant l'essentiel sur la grippe porcine et sa transmission sera incessamment distribuée aux voyageurs entrant au Liban. Il a ajouté qu'un recensement global des fermes porcines sera entrepris sans plus tarder, pour s'assurer qu'aucun cas de grippe porcine n'est signalé.
Le Dr Ammar a répondu évasivement à la possibilité d'établir des points de contrôle sanitaires pour les voyageurs entrant au Liban, et a mis l'accent sur la campagne d'information et de prévention que le Liban doit lancer, demandant aux Libanais de se surveiller eux-mêmes, s'ils ressentent le symptôme de la grippe, et de ne pas hésiter à se rendre à l'hôpital.
Soulignant que le virus H1N1 est « faible » et peut être éradiqué avec une température de 70 %, le Dr Ammar s'est réjoui de ce que l'épidémie se soit déclarée à la fin de l'hiver.
Une mise en garde insolite...
En marge de ces mesures rationnelles, une réaction inhabituelle à la menace de la fièvre porcine est venue du président de la municipalité de Chebaa, Omar Zouheiri. Ce dernier a adressé un message au commandant de la Finul dans lequel il lui demande de renforcer la surveillance de la frontière israélo-libanaise, au niveau de Chebaa, pour empêcher éventuellement Israël de « laisser courir ses élevages de porcs en territoire libanais, dans l'intention malveillante de nous communiquer le virus H1N1 ».


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