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Économie - Crise Financière

Lueur d’espoir dans les indicateurs américains

La confiance du consommateur américain a connu en avril sa hausse la plus forte en plus de trois ans, tandis que la chute des prix de l'immobilier a donné des signes de relâchement en février, autant d'éléments nourrissant l'espoir que la récession perde de son intensité.

La Conference Board a annoncé hier que son indice de confiance s'était inscrit à 39,2 en avril contre 26,9 en mars et 29,8 comme attendu. L'indice est ainsi au plus haut depuis novembre 2008.
Un peu auparavant, l'indice Standard & Poor's/Case-Shiller montrait que les prix avaient chuté de près de 19 % dans l'immobilier américain en février. Toutefois, et ce pour la première fois en 16 mois, la baisse n'établissait pas un nouveau record.
Ces deux statistiques prises ensemble appuient l'hypothèse voulant que l'économie américaine, à tout le moins, soit à son niveau plancher même si les énormes problèmes du secteur financier et la montée du chômage ne permettent pas d'espérer une reprise prochaine.
« C'est encourageant que des indicateurs précurseurs donnent à percevoir un soupçon de stabilisation, mais il s'en faut sans doute de beaucoup que nous puissions parler de retournement économique », commente Vassili Serebriakov (Wells Fargo).
L'épidémie de grippe porcine et les nouvelles inquiétudes suscitées par le secteur bancaire après un article du Wall Street Journal sur Citigroup et Bank of America sont ainsi autant d'obstacles à une reprise économique espérée.
Pourtant, Wall Street semble y croire, qui paraît s'orienter à la hausse en début d'après-midi après une matinée très indécise, tandis que le marché obligataire lui se replie.

Décélération de la contraction
La hausse de l'indice de confiance du consommateur est la plus étoffée depuis novembre 2005, lorsque le sentiment du consommateur commençait à remonter après les ravages causés par l'ouragan Katrina.
Ainsi, sa composante des anticipations a bondi à 49,5 ce mois-ci contre 30,2 en mars.
« La forte hausse de l'indice des anticipations laisse penser que le consommateur pense que l'économie est proche de son point bas ; mais cet indice reste bien en deçà des niveaux associés à une forte croissance économique », commentait Lynn Franco, directrice du Consumer Research Center du Conference Board.
Certains analystes attribuent ce regain de confiance au rebond de la Bourse, qui a effectué une remontée impressionnante de quelque 30 % entre la mi-mars et avril.
La valeur des biens immobiliers américains a poursuivi sa dégringolade en février, mais à un rythme qui s'est ralenti. Les prix dans l'immobilier ont baissé de 18,6 % en février, par rapport à février 2008, après un recul de 19 % en janvier.
Sur une base mensuelle, l'indice affiche un recul de 2,2 %, plus que prévu mais moins que celui de 2,8 % de janvier.
Le marché immobilier américain connaît son pire marasme depuis la grande dépression, les prix ayant sombré sous le coup d'une accumulation d'invendus, d'un resserrement radical du crédit et d'un nombre sans précédent de saisies.
Beaucoup d'acheteurs potentiels attendent que la chute des prix arrive à son terme et que l'économie se stabilise.
« Même si la baisse de l'immobilier résidentiel s'est poursuivie en février, nous avons observé une décélération du rythme de la contraction dans certains marchés », a dit David Blitzer, président du comité de l'indice chez S&P.
Si l'on admet que le marché de l'immobilier se rapproche de son plancher, c'est une évolution qui a été lente à se dessiner, bien des espoirs de stabilisation antérieurs s'étant trouvés déçus.
De fait, si l'on entre dans le détail des 20 zones urbaines de l'indice, toutes ont vu les prix baisser, tant mensuellement qu'annuellement, et à un rythme annuel sans précédent pour la moitié d'entre elles.
Par rapport aux pics de la mi-2006, l'indice de 10 villes est en recul de 31,6 % et celui de 20 villes de 30,7 %. À fin février, le prix moyen des logements aux États-Unis était similaire à ce qu'il était au troisième trimestre 2003.
La Conference Board a annoncé hier que son indice de confiance s'était inscrit à 39,2 en avril contre 26,9 en mars et 29,8 comme attendu. L'indice est ainsi au plus haut depuis novembre 2008.Un peu auparavant, l'indice Standard & Poor's/Case-Shiller montrait que les prix avaient chuté de près de 19 % dans l'immobilier américain en février. Toutefois, et ce pour la première fois en 16 mois, la baisse n'établissait pas un nouveau record.Ces deux statistiques prises ensemble appuient l'hypothèse voulant que l'économie américaine, à tout le moins, soit à son niveau plancher même si les énormes problèmes du secteur financier et la montée du chômage ne permettent pas d'espérer une reprise...
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