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Liban

Siniora : Quand Saïda fait son choix, elle n’annule personne

« C'est à Saïda de choisir ; c'est son droit le plus strict et personne n'a le droit de s'ingérer, de dire : nous préférons un tel à un tel... La ville de Saïda va exercer son droit le 7 juin prochain et choisir ses représentants sans que quiconque ne lui impose quoi que ce soit. »
Ces mots sont ceux du Premier ministre, Fouad Siniora, candidat à l'un des deux sièges sunnites de la capitale du Liban-Sud, qui s'exprimait avant-hier soir au cours d'une rencontre populaire monstre à Majdelyoun, le fief sudiste des Hariri, en présence de sa colistière, la ministre de l'Éducation nationale Bahia Hariri.
« Les élections sont l'occasion pour chaque Libanais de faire une mise au point, de réfléchir, d'évaluer ce qui s'est passé, ainsi que les horizons de l'étape à venir... Les responsabilités que les électeurs donnent aux élus sont censées être assumées », a dit le candidat Siniora, assurant que l'armée est la « muraille » de la patrie. « Les services de sécurité protègent tout autant le pays », a-t-il ajouté, rappelant tout ce que ces services ont réalisé dans l'intérêt du Liban, « malgré toutes les tentatives venant d'ici et de là visant à les empêcher de mener à bien leur mission ».
C'est la ministre Hariri qui a ouvert la rencontre, affirmant que la renaissance dépend de trois piliers : « l'État, le secteur privé et la société civile ». Et d'indiquer que désormais, « nous sommes passés des concertations au partenariat par le biais de notre détermination à faire en sorte que les problèmes qui minent Saïda soient résolus grâce, justement, au partenariat entre le secteur privé et la société civile, en présence de l'État ».
« Saïda fait face aujourd'hui à un défi : elle votera ou pas, pour la première fois, en faveur de la présidence du Conseil. Désormais, nous devons réellement passer des concertations au partenariat », a-t-elle encore martelé.
« Nous sommes aux portes d'une nouvelle étape dans le processus électoral », a affirmé pour sa part le Premier ministre, appelant l'ensemble des parties à respecter le choix des électeurs. « Le docteur Nazih Bizri a réussi à se faire élire, il a ensuite échoué au profit du martyr Maarouf Saad, qui s'est fait réélire avant que le Dr Bizri ne reprenne le flambeau », a rappelé Fouad Siniora. « Personne n'a été anéanti ; Saïda a toujours respecté tous ses fils, tout le monde fait de la politique, tout le monde a un rôle à jouer dans le respect de la loi. Quand Saïda fait son choix, elle n'annule personne », a-t-il insisté.
« On m'a demandé il y a quelques jours comment j'ai réussi à garder mes positions solides et inchangées durant ces dernières années malgré les nombreuses pressions qui ont été exercées à mon endroit. Ma réponse se limitait à un mot : la foi ; la foi en Dieu, dans le pays, la foi en vous et en tous les Libanais », a déclaré Fouad Siniora à l'adresse des habitants du caza rassemblés en masse à Majdelyoun, assurant qu'en tous ces moments, il était convaincu de servir les intérêts de tous les Libanais, « pas seulement ceux de mes partisans », a-t-il précisé.
« Mon souci constant et régulier était de respecter dans son esprit et dans sa lettre la Constitution et l'accord de Taëf qui réunit les communautés libanaises entre elles et qui fait que la pluralité en ce pays soit si unique », a également affirmé Fouad Siniora, appelant les habitants du caza de Saïda à voter massivement le 7 juin, quelles que soient leurs orientations politiques. « Ce programme de relance n'est pas seulement le mien ou celui de Bahia Hariri ; c'est aussi le vôtre », a-t-il conclu.
« C'est à Saïda de choisir ; c'est son droit le plus strict et personne n'a le droit de s'ingérer, de dire : nous préférons un tel à un tel... La ville de Saïda va exercer son droit le 7 juin prochain et choisir ses représentants sans que quiconque ne lui impose quoi que ce soit. »Ces mots sont ceux du Premier ministre, Fouad Siniora, candidat à l'un des deux sièges sunnites de la capitale du Liban-Sud, qui s'exprimait avant-hier soir au cours d'une rencontre populaire monstre à Majdelyoun, le fief sudiste des Hariri, en présence de sa colistière, la ministre de l'Éducation nationale Bahia Hariri.« Les élections sont l'occasion pour chaque Libanais de faire une mise au point, de...
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