Mais le coût de déploiement de cette technologie est très élevé. Selon Gebran Bassil, l'opérateur Orange développe un projet de FTTH en France pour un coût de 20 milliards d'euros. Au Liban, selon l'étude du ministère, le raccordement d'un million d'abonnés à la fibre optique coûterait environ 500 millions de dollars. Bien que les avantages économiques de cet investissement soient très grands, notamment en termes de création d'emplois, « nous ne proposerons pas au public et au Conseil des ministres un projet de 500 millions de dollars, a ajouté M. Bassil. Nous travaillons sur un projet pilote dans deux régions principales de la capitale, Hamra et Achrafieh ».
À Hamra (AUB, Bliss, BDL, Sanayeh, Verdun, Bristol, Manara, Gefinor...), près de 40 000 abonnés dans 1 462 immeubles seront raccordés avec des câbles en fibre d'une longueur totale de 200 kilomètres. À Achrafieh (Sassine, Sofil, Sodeco, Hôtel-Dieu...) 35 000 foyers dans 1 839 immeubles bénéficieront du projet, ce qui représente 200 kilomètres de câbles. Les câbles en fibre seront spécialement produits pour le ministère par une compagnie locale.
L'étude prévoit toutefois un déploiement en deux phases. La première phase comprend 15 000 foyers à Hamra et 16 000 foyers à Achrafieh, soit un total de 30 000 abonnés, avec une période d'exécution du projet de 10 mois et un coût estimé à environ 15 millions de dollars. « Le coût n'est pas élevé comparé aux rendements économiques prévus, a affirmé le ministre. L'étude est finalisée, mais nous avons besoin d'un peu de temps avant de commencer les travaux. »
Si ce projet voit le jour, le Liban deviendrait le premier pays arabe à introduire la technologie du FTTH.

