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Liban - Beyrouth-Paris

Coopération judiciaire : Dati se félicite

La ministre française de la Justice, Rachida Dati, a terminé hier sa visite officielle de deux jours au Liban - une visite au cours de laquelle elle a mis en chantier un accord de coopération avec son homologue libanais, Ibrahim Najjar. « Avec le Liban, a-t-elle déclaré avant de quitter Beyrouth, on souhaite vraiment que cette convention d'entraide porte surtout sur les aspects pénaux. » Il s'agira notamment de la lutte contre le crime organisé, le blanchiment d'argent, le proxénétisme et d'autres formes de grande criminalité. La convention devrait être signée avant la fin de l'année : « Nous avons fait une proposition au ministre libanais de la Justice, a expliqué Mme Dati. Il nous a fait part d'observations. Nous sommes en train de revoir le fond de cette convention. »
Elle a également annoncé la relance d'une convention sur les enfants et les problèmes de couple, qui date de 2001 et ne s'est réunie qu'une seule fois. Par ailleurs, une déclaration scellant la collaboration entre l'Institut libanais d'études judiciaires et l'École nationale de la magistrature française a été signée hier : cette coopération devrait permettre de mobiliser l'expertise française pour appuyer, au Liban, le transfert de l'administration pénitentiaire du ministère de l'Intérieur au ministère de la Justice.
Mme Dati s'est félicitée de la facilité avec laquelle s'établissent les accords franco-libanais dans les domaines judiciaire et juridique : « Le Liban a une soif de France et la France a toujours été aux côtés du Liban » a-t-elle déclaré, ajoutant que les Libanais « veulent préserver cette tradition juridique française. D'ailleurs, même dans leur mode de raisonnement juridique ou judiciaire, c'est un mode de réflexion qui n'est pas du tout anglo-saxon, qui est vraiment très français, et inspiré de la tradition et du droit français. Nous sommes ravis, et c'est ce qui permet d'accélérer les choses. »
Hier matin, la ministre a rencontré des ONG libanaises qui lui ont présenté leur travail pour la réhabilitation de jeunes délinquants. Ces derniers étaient présents et ont pu parler avec elle de leur expérience de la justice libanaise. « Quand on a des problèmes de drogue, a expliqué l'un d'entre eux, on se retrouve souvent en prison alors que l'on devrait plutôt aller à l'hôpital. » Mme Dati a défendu les mérites d'une loi dissuasive, en lui répondant que la menace de la prison permet aux victimes de la drogue d'être moins tentés de recommencer : « C'est aussi un moyen de vous protéger. »
La ministre française s'est également entretenue, hier, avec le Premier ministre Fouad Siniora. Elle a regagné Paris dans la soirée, pour retrouver une actualité politique et judiciaire chargée - la presse française l'attend au tournant dans l'affaire du juge Burgot et au sujet de sa candidature controversée aux élections européennes.
La ministre française de la Justice, Rachida Dati, a terminé hier sa visite officielle de deux jours au Liban - une visite au cours de laquelle elle a mis en chantier un accord de coopération avec son homologue libanais, Ibrahim Najjar. « Avec le Liban, a-t-elle déclaré avant de quitter Beyrouth, on souhaite vraiment que cette convention d'entraide porte surtout sur les aspects pénaux. » Il s'agira notamment de la lutte contre le crime organisé, le blanchiment d'argent, le proxénétisme et d'autres formes de grande criminalité. La convention devrait être signée avant la fin de l'année : « Nous avons fait une proposition au ministre libanais de la Justice, a expliqué Mme Dati. Il nous a fait part...
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