Avec ses 64 petites cases en noir et blanc, le jeu d'échecs en fait voir de toutes les couleurs à ses joueurs... L'origine de ce jeu est très controversée. Mais la légende la plus répandue raconte que 3000 ans avant notre ère, un riche prince indien promit monts et merveilles à celui qui trouverait le moyen de le distraire. Un sage lui apporta un jeu d'échecs nommé chaturanga. Ce jeu le fascina et fut une sacrée leçon pour le roi qui, dans le jeu, était la pièce la plus faible et qui avait toujours besoin du plus humble des fantassins pour empêcher l'ennemi d'arriver à ses fins. Le jeu se propage jusqu'en Perse aux alentours de l'an 600 où il devient chatrang quand les Arabes envahirent la Perse et l'adoptèrent, et l'expression « échec et mat » vient du perse « shah-mat ». L'arrivée du jeu d'échecs en Europe se fait sans doute par l'Espagne musulmane vers l'an 1000, puis se répandit en France et en Angleterre où il connaît un développement remarquable, aboutissant à la conception des échecs modernes par Wilhem Steinitz (né à Prague en 1836), la limitation à 7 heures d'une partie et le premier tournoi international en 1851 à Londres... Si l'on ne se souvient que des Russes Kasparov (l'ogre de Bakou), Karpov, de l'Américain Bobby Fisher et autre Kramnik et de leurs parties mémorables, le monde a connu d'autres joueurs non moins talentueux, tel ce Français André Danican dit « Philidor ». Il était considéré au milieu du XVIIIe siècle comme le meilleur joueur du monde. « Les pions sont l'âme des échecs, ce sont eux qui forment l'attaque et la défense, et de leur arrangement dépend entièrement le gain ou la perte de la partie ». Cette phrase qu'on lui attribut a pu apparaître à certains comme une des préfigurations des idées de la Révolution française... Mais si la France dominait les échecs au début du XIXe siècle, sa suprématie était fortement combattue par l'Angleterre, qui possédait également ses lieux de rencontre où opéraient de très forts joueurs. L'état de guerre entre les deux pays contribua à accentuer la tension échiquéenne. À titre d'exemple, le match qui se déroula au Westminster Chess Club en juin 1834, entre la Bourdonnais et Mc Donnelle, le meilleur joueur anglais, et qui se termina par la victoire française, fut ainsi présenté : la revanche de Waterloo...Et si l'on parlait, justement, de Napoléon ?
Selon les témoignages, le stratège d'Austerlitz et de Friedland, qui tenait le champ de bataille pour un échiquier, était un médiocre joueur d'échecs. Comme il n'aimait point être battu, il trichait effrontément et dès qu'une partie était à lui, il cessait le jeu pour rester sur ses lauriers... La partie la plus célèbre qu'il a jouée fut contre un automate (l'ancêtre de Deep Blue). Cet automate, conçu et réalisé en 1769 par l'inventeur Von Kempelen, était un androïde vêtu de soieries et coiffé d'un turban, d'où son nom « le Turc ». Il fut présenté à la reine Marie-Thérèse d'Autriche avant de faire une grande tournée en Europe. Et stupeur ! Il jouait fort bien : une machine battait l'homme à un jeu d'intelligence. Certains crièrent à la supercherie sans pouvoir la démontrer. En 1809, alors qu'il allait mener la bataille à Wagram, en Autriche, Napoléon 1er s'arrêta au château de Schonbrünn et fit une partie contre l'automate, et perdit. L'automate, quant à lui, poursuivit sa carrière aux États-Unis. C'est là qu'en 1834, le truc du « Turc » fut révélé : un vrai joueur d'échecs, mais de petite taille, se cachait dans la commode sous un faux plancher et actionnait le bras de l'androïde ! Conservé dans un musée de Philadelphie, le « Turc » brûla 20 ans plus tard dans un incendie...
Napoléon préférait mourir que d'abandonner une partie, même si la position était sans issue, et disait : « La mort n'est rien ; mais vivre vaincu et sans gloire, c'est mourir tous les jours ! »
D'ailleurs, si la victoire est brillante, l'échec, lui , est bien mat !
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