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Lifestyle - Photo-Roman

Au Liban, s'empresser de vivre avant la prochaine catastrophe

Depuis le cessez-le-feu, la vie a repris avant même d’avoir eu le temps de faire son deuil ou comprendre ce qui vient de se passer. Car ici, vivre n’a jamais été une normalité mais une exception, un moment fugace entre deux catastrophes...

Au Liban, s'empresser de vivre avant la prochaine catastrophe

Une femme fume son narguilé au bord de la piscine du Saint-Georges à Beyrouth, le 5 juin 2005. Photo Patrick Baz/AFP

Jeudi dernier, au tout petit matin, elle avait été réveillée par le klaxon du bus scolaire revenu ramasser les gamins de sa rue. Des semaines que les écoles étaient fermées à cause de la guerre et que le bus ne klaxonnait plus à l’aube. Retrouver ce bruit l’avait fait sourire. En ouvrant la baie vitrée du salon, un vent exquis lui avait soufflé le parfum des jasmins et des gardénias oubliés sur son balcon. Ses deux fleurs préférées. Ce mariage d’odeurs, elle avait beau le connaître par cœur, mais, ce matin-là, comme à chaque début de printemps depuis son enfance, c’était comme si elle le découvrait pour la première fois. « On est déjà en mai. » Cette réalisation, pourtant insignifiante, l’avait frappée. Les derniers mois étaient-ils passés trop vite ou lui avaient-ils été retirés ? Elle n’en avait pas la moindre idée. Comment se comptait...
Jeudi dernier, au tout petit matin, elle avait été réveillée par le klaxon du bus scolaire revenu ramasser les gamins de sa rue. Des semaines que les écoles étaient fermées à cause de la guerre et que le bus ne klaxonnait plus à l’aube. Retrouver ce bruit l’avait fait sourire. En ouvrant la baie vitrée du salon, un vent exquis lui avait soufflé le parfum des jasmins et des gardénias oubliés sur son balcon. Ses deux fleurs préférées. Ce mariage d’odeurs, elle avait beau le connaître par cœur, mais, ce matin-là, comme à chaque début de printemps depuis son enfance, c’était comme si elle le découvrait pour la première fois. « On est déjà en mai. » Cette réalisation, pourtant insignifiante, l’avait frappée. Les derniers mois étaient-ils passés trop vite ou lui avaient-ils été retirés ? Elle n’en...
commentaires (2)

photo affreuse et anti-culture:" narguilé sur la piscine du St Georges?!" cauchemar...real photo ou montage?

Marie Claude

08 h 16, le 12 mai 2026

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Commentaires (2)

  • photo affreuse et anti-culture:" narguilé sur la piscine du St Georges?!" cauchemar...real photo ou montage?

    Marie Claude

    08 h 16, le 12 mai 2026

  • Oh comme c’est vrai ! Merci Gilles

    Maya B.

    08 h 01, le 12 mai 2026

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