Le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar à Dékouané. Photo ANI.
Le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar s’est rendu mardi au Centre mécanique des véhicules à Dékouané, où il a inspecté les services et réaffirmé que les réformes en cours visent à empêcher que ce département ne devienne « un espace inféodé aux intérêts financiers, politiques ou clientélistes ». Il a souligné que la priorité allait à l’amélioration des services fournis aux citoyens.
Accompagné d’une délégation, le ministre a fait savoir que toutes les démarches sont désormais effectuées exclusivement via les systèmes officiels, sans recours à des intermédiaires, courtiers ou pots-de-vin. Il a ajouté que toute infraction détectée fait l’objet d’un suivi strict et aussitôt transmise à la justice, a rapporté mardi l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).
Le chef par intérim du département des immatriculations, Nazih Kobrosli, a présenté les mesures mises en œuvre au cours des derniers mois, ainsi que les améliorations apportées au fonctionnement du service, notamment pour accélérer et simplifier les démarches administratives.
Dans une conférence de presse tenue à l’issue de la visite, le ministre Hajjar a souligné que « le ministère poursuivait ses efforts de modernisation des administrations publiques afin de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions publiques, en misant sur davantage de transparence et d’efficacité ». Il a estimé que le processus de réforme au Centre mécanique de Dékouané avait déjà enregistré « des avancées significatives », ajoutant qu’une réforme de l’administration publique reste possible à condition qu’elle soit soutenue par « des décisions fermes et une volonté politique au plus haut niveau ».
Le ministre a rappelé qu’au moment de sa première visite sur place avec le chef de l’État Joseph Aoun, la situation était « très difficile ». Un plan de réforme immédiate en trois étapes, à moyen terme et à long terme, avait alors été adopté. Selon lui, la phase à moyen terme est aujourd’hui presque achevée, tandis que la prochaine étape portera sur la numérisation complète du département.
M. Hajjar a également insisté sur le fait qu’aucune intervention politique ou personnelle n’est désormais tolérée dans les procédures liées aux examens de conduite, aux permis ou aux autres formalités administratives, précisant que toutes les demandes sont traitées selon les règles et l’ordre établi. Le ministre a indiqué que le ministère surveillait en permanence tout soupçon impliquant des fonctionnaires, insistant sur le fait que « les violations sont traitées avec fermeté » et que toute personne reconnue coupable est renvoyée devant la justice.
Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs rejeté les accusations persistantes de corruption liées à ce département, les qualifiant d’infondées, tout en reconnaissant l’existence de problèmes mineurs rapidement traités. Il a ajouté que les mécanismes de recrutement et de nomination sont en cours de développement afin d’assurer la continuité des services.

