À bientôt 26 ans, Valverde s'est découvert et a appris d'un monde qu'il ne côtoyait depuis trois ans que du banc ou par bribes. Cette saison, il a profité des blessures à répétition du titulaire Ulrich Ramé pour exister enfin.
« C'est une belle année, très particulière, enrichissante, assez satisfaisante », estime-t-il. « Mais je sais que je peux beaucoup mieux faire, notamment dans la régularité. Pour cela, le fait d'être dans la peau d'un titulaire pourrait m'aider vraiment à avoir toute cette confiance et cette sérénité nécessaires à ce poste », ajoute-t-il.
Un appel du gant d'un perfectionniste intelligent et déterminé, sous contrat jusqu'en 2010 et sans plan de carrière programmé, qui s'en tire par une pirouette - « j'essaye d'en faire abstraction, on se posera la question en temps et en heure » - quand on évoque l'intention de son club de recruter un nouveau gardien cet été.
En 18 matches, Valverde n'a failli véritablement qu'une fois - but gag suite à un dégagement au pied contré face à Rennes. Mais d'autres prestations ont parfois nourri le débat sur son potentiel.
« En étant autant sur le devant de la scène, j'ai pu constater qu'on est exposé aux critiques, entre autres des médias, mais cela fait partie du métier. Il faut faire avec même si cela ne fait jamais plaisir », retient-il.
Et d'enchaîner : « Forcément il y a quelques doutes qui s'installent, on se dit "ce n'est pas possible, ils ne peuvent pas avoir raison". Et puis finalement il y a cette force qui reprend le dessus et on repart sur une nouvelle dynamique. »
La sienne est passée par le Parc des Princes, début février, où il s'est montré déterminant devant les attaquants parisiens en demi-finale de la Coupe de la Ligue (0-3).
« Cette force de caractère, vous ne pouvez pas l'enlever, c'est en moi, assure l'ancien international espoirs. Peu importe ce qui arrive, vous pouvez compter sur moi, je ne lâcherai rien, c'est dans ma nature. »
Voilà Vannes averti. Valverde est convaincu qu'il ne sera « pas très sollicité samedi. Il faudra répondre présent dans les deux ou trois petites interventions qu'il y aura à faire ».
« Cette finale, je la prends comme le début d'une longue aventure. On part favori, c'est évident. On n'a pas le droit de négliger ce trophée qui reste important dans la carrière d'un sportif », conclut Valverde, dont le palmarès n'affiche pour l'heure qu'un titre de champion de France... des moins de 15 ans.


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