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Nos lecteurs ont la parole

Une page sombre

Par Hilda DADOURIAN
24 avril 1915 reste date ancrée dans la mémoire du peuple arménien, une date qui marqua le début de la déportation et des exécutions des Arméniens vivant sous le régime ottoman. Hommes, femmes, vieillards et enfants furent placés sur le chemin de l'exode où les attendaient la faim, la torture et la mort.
Pourtant, partout ailleurs dans le monde, les génocides qui ont succédé à celui des Arméniens furent dénoncés, reconnus et résolus, alors que celui des Arméniens reste en suspens malgré sa reconnaissance par plusieurs pays de l'Union européenne et du Moyen-Orient. Où sont-elles les hautes instances des droits de l'homme censées intervenir et résoudre la question ? Pourquoi le Conseil de sécurité ne réagit-il pas face à ce grave problème où il a été prouvé que plus d'un million et demi d'Arméniens ont été massacrés dans des circonstances abominables ? Aujourd'hui, il serait dans l'intérêt du gouvernement actuel turc de reconnaître les erreurs commises par leurs aïeux à l'encontre des Arméniens qui vivaient pourtant en parfaite harmonie avec les Turcs à cette époque-là. De nos jours, les peuples du monde entier aspirent à vivre en paix dans la fraternité et le respect mutuel, à l'écart de toute ingérence de fanatisme ou d'idée discriminatoire, autant de facteurs qui entravent l'épanouissement d'une nation.
Au seuil de ce siècle, les pays luttent pour abolir les régimes totalitaires et le monde s'achemine vers le respect des droits de l'homme basé sur les normes de la démocratie au sein de tous les pays se voulant évolués. Une fois la question du génocide arménien reconnue par le gouvernement d'Ankara, il sera probablement possible à la communauté arménienne de tourner cette sombre page de son histoire.

Hilda DADOURIAN
24 avril 1915 reste date ancrée dans la mémoire du peuple arménien, une date qui marqua le début de la déportation et des exécutions des Arméniens vivant sous le régime ottoman. Hommes, femmes, vieillards et enfants furent placés sur le chemin de l'exode où les attendaient la faim, la torture et la mort.Pourtant, partout ailleurs dans le monde, les génocides qui ont succédé à celui des Arméniens furent dénoncés, reconnus et résolus, alors que celui des Arméniens reste en suspens malgré sa reconnaissance par plusieurs pays de l'Union européenne et du Moyen-Orient. Où sont-elles les hautes instances des droits de l'homme censées intervenir et résoudre la question ?...
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