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Lifestyle - Portrait

Serge Akl, envoyé spécial du Liban à Paris !

À la veille de fêter neuf années de bons et loyaux services, l'infatigable Serge Akl, directeur de l'Office du tourisme du Liban à Paris, est loin d'avoir atteint tous ses objectifs. Le locataire de la rue du Faubourg Saint-Honoré affiche avec bonheur tous les atours d'un pays de plus en plus séduisant à l'étranger.
C'est au 124 rue du Faubourg Saint-Honoré, derrière ce qui pourrait être la vitrine du Liban, que Serge Akl officie depuis tant d'années, passées finalement très vite. Comme un coup de vent. Comme un de ces coups de vent qui caractérisent ses passages au Liban, ses retours en France, devenant un peu, et c'est normal, un passeur culturel et quelque part économique entre les deux pays amis.
Lorsqu'il a été nommé à ce poste, à peine trentenaire, chargé de responsabilités et parachuté dans des locaux envahis par la poussière d'une longue guerre civile, certains ont crié au favoritisme. Mais Serge Akl s'est donné le temps de prouver qu'il n'était pas le - si jeune - homme de la situation, en dépit de son côté non conventionnel, un peu Tintin au pays du Cèdre et de ces méchantes rumeurs. « Je devais être efficace et productif, avec un minimum de moyens. Mais aussi, développer des vecteurs différents. » Pour ce faire, il n'a cessé d'aller à la rencontre de personnes différentes, et quelquefois, si cela peut aider, de personnalités. Il a cherché à aborder des secteurs différents, « on attend toujours ça de moi ! » précise-t-il, pour, surtout, « vendre » une belle image du Liban, en dépit d'une situation politique et sécuritaire en dents de scie. Une image jeune, dépoussiérée, actuelle.
Et inciter les Français, quels que soient leurs domaines professionnels ou leurs motivations, à fréquenter le Liban, en tomber amoureux, comme c'est le cas d'ailleurs, de plus en plus fréquemment, la plupart du temps. Et, enfin, réussir à communiquer un message séduisant, en dépensant le moins d'argent possible, à travers une presse française et francophone, qui fut d'abord prudente, puis rapidement contaminée par le virus du Liban.

Une action « dans les deux sens »
« Au début, tient-il à rappeler, l'office était un bureau en attente, dans une période de guerre civile, avec quelques timides manifestations. Il a fallu tout refaire, et surtout réorganiser l'activité liée au tourisme, et reprendre contact avec les acteurs de ce secteur en France. »
Présence dans les grands salons touristiques, au festival de Cannes (on se souvient de Serge Akl en 2003 en compagnie d'Adriana Karambeu au premier pavillon libanais) ; signatures de livres, vernissages, concerts, soutien aux différents organismes et événements dans les domaines culturel et artistique. « Nous ne sommes pas une galerie, mais nous ouvrons notre espace à tout artiste, auteur ou œuvre lié au Liban pour qu'il devienne un lieu de rencontre entre les deux cultures. » Bref, tout ce qui « parle libanais », qui se fait par des Libanais ou au sujet du Liban.
Soutenu par Nada Sardouk, directrice générale du ministère du Tourisme, « moralement et financièrement », Serge Akl fonctionne avec une équipe... d'une personne et un bureau de presse fort efficace, car, précise-t-il, « nous avons besoin de distribuer des informations à des prix compétitifs. J'ai vite réalisé les limites de mon travail si je me bornais au secteur touristique », souligne ce directeur. « Je me suis donc lancé dans de nombreuses actions et une communication liées au Liban et la promotion d'une image forte du pays. 2005, poursuit-il, a été la meilleure année médiatique pour l'Office, avec des retombées presse écrite et audiovisuelle équivalentes en achat d'espace à plus de 19 millions d'euros. En 2006, nous avons offert une aide logistique à plus de 250 contacts, dont de nombreux journalistes français voulant se rendre sur le terrain. »
Sur un autre « front », des agents de voyages, des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle sont régulièrement invités par l'Office du tourisme à venir voir le Liban et surtout des personnalités libanaises. « C'est une autre forme de tourisme, plus vivante et plus actuelle. » Ils en rapportent des impressions qu'ils développent dans les différents médias français. Le cinéma est également concerné, réalisateurs et producteurs découvrent à leur tour le Liban, baptisé en 2008 « Destination de tournages », pour estimer les possibilités de travail. « Le tourisme et la culture sont des vases communicants. À travers ce concept, l'un doit promouvoir l'autre, aider à créer et développer une industrie et un réseau de compétences entre les deux pays. »
Soutien et relais de communication de « Beyrouth capitale mondiale du livre » et des « Jeux de la francophonie », Serge Akl souligne fièrement : « L'enseigne lumineuse de l'Office du tourisme du Liban à Paris a été rallumée après une longue pause de vingt ans. Les locaux ont pris un coup de jeune. Tout est fait et continuera à être fait pour créer des synergies et un rayonnement du pays à l'étranger. » 
C'est au 124 rue du Faubourg Saint-Honoré, derrière ce qui pourrait être la vitrine du Liban, que Serge Akl officie depuis tant d'années, passées finalement très vite. Comme un coup de vent. Comme un de ces coups de vent qui caractérisent ses passages au Liban, ses retours en France, devenant un peu, et c'est normal, un passeur culturel et quelque part économique entre les deux pays amis.Lorsqu'il a été nommé à ce poste, à peine trentenaire, chargé de responsabilités et parachuté dans des locaux envahis par la poussière d'une longue guerre civile, certains ont crié au favoritisme. Mais Serge Akl s'est donné le temps de prouver qu'il n'était pas le - si jeune - homme de la situation, en dépit de...
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