M. Desagneaux a également réagi au chassé-croisé entre Paris et Beyrouth de Mme Michèle Alliot-Marie et Mme Rachida Dati, respectivement ministre de l'Intérieur et garde des Sceaux, la première ayant effectué un séjour à Beyrouth au début de la semaine et la seconde comptant s'y rendre demain, jeudi.
Sur le voyage de Mme Alliot-Marie, le porte-parole adjoint a indiqué qu'il s'agissait de rencontres ayant pour but d'aider le Liban sur les plans de la sécurité, des services de police et des renseignements, et enfin de l'organisation de la circulation routière à Beyrouth et dans l'ensemble du pays, en commençant par la journée cruciale et problématique du 7 juin prochain.
Pour ce qui est de Mme Dati, M. Desagneaux a déclaré qu'il s'agira de discuter avec le ministre libanais de la Justice, M. Ibrahim Najjar, de questions ayant trait à la coopération judiciaire franco-libanaise. Il n'a pas écarté qu'au cours de ces entretiens, la question du Tribunal spécial pour le Liban soit évoquée tant elle intéresse les autorités judiciaires et les gouvernements des deux pays. Il a ajouté que la visite au Liban des deux membres du gouvernement français s'inscrive dans le cadre du soutien effectif de la France au Liban.
À une question sous-jacente sur l'arrestation (pour détention de faux papiers d'identité) à Charjah du Syrien Mohammad Zouheir Siddiq - supposé être un témoin-clé dans l'assassinat de Rafic Hariri - et de l'opacité qui a entouré son séjour, son arrestation en France et son départ en catimini de l'Hexagone, le porte-parole adjoint s'est contenté de dire que la situation et le statut de Siddiq dépendent maintenant du TSL à La Haye et des autorités du pays où il séjourne actuellement, c'est-à-dire les services de sécurité de l'émirat de Charjah et éventuellement le ministère de l'Intérieur des EAU.

