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Liban - Humeur

La liberté de choisir

Il existe dans nos sociétés bien pensantes qui cherchent, pour certaines, à laisser à leurs enfants un monde équilibré, plus tolérant et plus ouvert, des libertés qu'on présumait autrefois naturelles. Celle de penser, de croire ou de ne pas croire, celle de décider de ses choix et puis celle de dire.
Ces privilèges semblent peu à peu disparaître d'un pays dont une minorité se bat encore pour que chacun puisse continuer à vivre en fonction de ses croyances, et surtout dans la plus grande tolérance possible.
Alors, quand le café Raouda, réputé pour y accueillir depuis des années des familles nombreuses, mais aussi des étrangers et tous les intellectuels de la ville, ces porte-drapeaux d'une contestation permanente, refuse à son tour de servir de l'alcool, sous des parasols à l'effigie d'une marque de bière locale, l'on ne sait plus trop s'il faut en rire ou en pleurer. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut alors regarder en face le visage changeant d'une société qui refuse la différence et s'en indigner tous les jours.
Pareil pour ce supermarché de la ville qui, après avoir été racheté par des hommes d'affaires, a perdu son aspect initial. Et qui, dans son plan de « restructuration » et de nouvelle identité, a décidé d'isoler la section alcool. Plus encore, de l'enfermer dans un bunker à l'abri des regards chastes et frileux. La raison officielle est celle d'une redécoration et redistribution des lieux, mais ces hauts murs en bois qui quadrillent l'espace, à présent en quarantaine, sont une insulte à la liberté du citoyen.
Il nous reste quand même la volonté de dire et d'espérer que cette lente transformation de nos sociétés ne se fasse pas au détriment d'une seule. Celle qui nous représente et qui restera. Libre de refuser.
Il existe dans nos sociétés bien pensantes qui cherchent, pour certaines, à laisser à leurs enfants un monde équilibré, plus tolérant et plus ouvert, des libertés qu'on présumait autrefois naturelles. Celle de penser, de croire ou de ne pas croire, celle de décider de ses choix et puis celle de dire.Ces privilèges semblent peu à peu disparaître d'un pays dont une minorité se bat encore pour que chacun puisse continuer à vivre en fonction de ses croyances, et surtout dans la plus grande tolérance possible. Alors, quand le café Raouda, réputé pour y accueillir depuis des années des familles nombreuses, mais aussi des étrangers et tous les intellectuels de la ville, ces porte-drapeaux d'une...
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