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Liban - Législatives : Le Point Du Jour

Entre la tension « druzo-maronite » et le « nerf grec-orthodoxe »...

Si l'actualité électorale s'est centrée hier sur l'annonce par Nayla Tuéni de son programme électoral à Beyrouth I, par Amine Gemayel de la liste des candidats du parti Kataëb dans les différentes régions, et par Saad Hariri de la liste du 14 Mars dans le Akkar, tout le monde ne parlait indiscutablement hier que des derniers propos de Walid Joumblatt. Des propos qui sont venus s'ajouter au climat quasi polaire instauré qui planait déjà dans les milieux du 14 Mars après le « sacrifice » (au profit du retour sauvage des partis) de plusieurs candidats indépendants, comme Samir Frangié, Élias Atallah, Misbah el-Ahdab, Nassib Lahoud ou Gabriel Murr - en l'occurrence un grand nombre de ceux qui ont fait tout « le sale boulot » durant les dix dernières années, de Kornet Chehwane au Forum démocratique, en passant par le Bristol et la révolution du Cèdre.
Au terme de contacts intensifs hier avec le patriarcat maronite et les pôles du 14 Mars, surtout les chrétiens parmi eux, le chef du PSP a décidé de tenir ce matin à Clemenceau une conférence de presse durant laquelle il pourra expliciter ses propos, rectifier le tir et parachever ce que ses alliés Samir Geagea et Amine Gemayel avaient déjà commencé à faire hier - à savoir absorber le choc de la secousse en pays chrétien.
En attendant aujourd'hui les éclaircissements - au sens littéral comme au figuré - après cette détérioration du climat dans la Montagne après la réconciliation druzo-maronite, c'est le « nerf grec-orthodoxe » d'Achrafieh que la candidate Nayla Tuéni a stimulé hier en rassemblant à l'hôtel Le Gabriel un parterre de personnalités difficilement égalable - au moment où, en tournée avec ses colistiers dans la même circonscription, son rival, le général Issam Abou Jamra, s'en prenait sans le nommer à son grand-père, Ghassan Tuéni.
Au Akkar, la naissance de la liste du 14 Mars a été accompagnée d'incidents sur le terrain (tirs et autres manifestations de colère) suscités par les partisans d'un des candidats sunnites, Mohammad Sleiman, qui a mal vécu son retrait inopiné de la liste en dernière minute par le Courant du futur pour être remplacé par M. Mouïn
Merhebi.
Les prochaines 48 heures devraient permettre à la situation de se décanter à Baabda, aussi bien pour la liste du 14 Mars, qui est déjà quasiment prête, que pour celle du 8 Mars, où le général Michel Aoun devra choisir ses trois candidats maronites. Le chef du Courant patriotique libre devrait également annoncer jeudi ses listes à Jbeil (en principe Walid Khoury et Simon Abi Ramia à la place de Chamel Mouzaya) et au Metn, des listes fermées. S'agissant du Kesrouan, Michel Aoun pourrait procéder à deux changements au moins dans sa liste, mais il attendrait toujours ce que donnera l'issue des contacts avec l'ancien ministre Farès Boueiz, qui pourrait rejoindre les rangs de ses candidats - ou bien le noyau de la liste « centriste » des familles formées de Mansour el-Bone et Farid Haykal el-Khazen. Quant au 14 Mars, sa liste au Metn devrait être prête dimanche, avec l'alignement de Pierre Achkar après le retrait de Nassib Lahoud.
Il convient enfin de mettre en évidence l'interruption des négociations entre la Jamaa islamiya et le Courant du futur, ainsi que la menace de la Jamaa de basculer dans l'autre camp, ce qui n'est pas sans susciter des interrogations sur l'impact que ce revirement éventuel pourrait avoir à Saïda sur la candidature du Premier ministre Fouad Siniora.

M.H.G.
Si l'actualité électorale s'est centrée hier sur l'annonce par Nayla Tuéni de son programme électoral à Beyrouth I, par Amine Gemayel de la liste des candidats du parti Kataëb dans les différentes régions, et par Saad Hariri de la liste du 14 Mars dans le Akkar, tout le monde ne parlait indiscutablement hier que des derniers propos de Walid Joumblatt. Des propos qui sont venus s'ajouter au climat quasi polaire instauré qui planait déjà dans les milieux du 14 Mars après le « sacrifice » (au profit du retour sauvage des partis) de plusieurs candidats indépendants, comme Samir Frangié, Élias Atallah, Misbah el-Ahdab, Nassib Lahoud ou Gabriel Murr - en l'occurrence un grand nombre de ceux qui ont fait tout...
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