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Liban - France-Liban

Vers une coopération sécuritaire accrue entre Paris et Beyrouth

Coopération Arrivée dimanche à Beyrouth, la ministre française de l'Intérieur a conféré hier avec Sleiman, Berry et Siniora, en présence de son homologue Ziyad Baroud, avant d'assister à une manœuvre effectuée par l'unité d'élite des FSI, les « Guépards », entraînée par des experts français.
La coopération entre la France et le Liban en matière de sécurité, de lutte antidrogue et de protection civile, notamment, a été au centre de la visite de travail que la ministre française de l'Intérieur Mme Michèle Alliot-Marie a entamée dimanche à Beyrouth et qui a été marquée hier par des entretiens intensifs avec le président Michel Sleiman, le chef du Législatif Nabih Berry, le Premier ministre Fouad Siniora, et le ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud. Accompagnée de l'ambassadeur de France André Parant et de M. Baroud, Mme Alliot-Marie a visité le centre de contrôle des élections législatives, à Sanayeh, ainsi que la caserne des FSI à Dbayé où elle a assisté à une manœuvre à tirs réels effectuée par l'unité d'élite des FSI, les « Guépards », entraînée par des experts français.
Le cadre général et les objectifs de cette visite ont fait l'objet d'un point de presse, limité à un nombre très restreint de journalistes, que Mme Alliot-Marie a tenu dimanche soir à la Résidence des Pins, en présence de l'ambassadeur. La ministre française a notamment indiqué, en réponse aux questions de L'Orient- Le Jour, qu'elle vient de transmettre à son homologue libanais un projet d'accord global de coopération bilatérale entre les ministères français et libanais de l'Intérieur. Ce projet avait été évoqué dans ses grandes lignes lors de la récente visite à Paris de M. Baroud, qui accompagnait le président Michel Sleiman au cours de la visite d'État que celui-ci a effectuée en France le mois dernier.
Le document en question, qui doit être examiné par la partie libanaise, porte, a précisé Mme Alliot-Marie à L'Orient-Le Jour, sur un soutien français au Liban dans des domaines très variés, tels que la lutte contre le terrorisme, la coopération en matière de sécurité intérieure, la lutte antidrogue, la lutte contre la cybercriminalité, la formation des « Guépards » (l'unité d'élite des FSI), la mise en place d'une académie de police (à Aramoun), l'aide au niveau de l'organisation de la circulation automobile, sans compter le secteur de la protection civile (lutte contre les incendies de forêt, l'organisation de secours d'urgence en cas de séismes, etc.).
Une part importante du soutien français est évidemment axée sur la formation dont ont bénéficié 600 officiers et éléments des FSI, de la Sûreté générale et de la Défense civile en 2008. Un budget de 4 millions d'euros, étalé sur un programme de 3 ans, a déjà été octroyé par la France à cette coopération bilatérale, notamment pour ce qui a trait à la protection civile et la sécurité à l'Aéroport international de Beyrouth. En ce qui concerne le projet d'académie de police, qui sera prise en charge par un expert français en la matière, une enveloppe de 4 millions d'euros a été consacrée par Paris à la formation des cadres libanais. Le Liban financera, à hauteur de 1,6 million de dollars, la construction du bâtiment, qui sera édifié à Aramoun, sur une hauteur à la sortie sud de la capitale.
Sur un plan plus ponctuel, Mme Alliot-Marie et l'ambassadeur de France ont confirmé que des experts français apporteront une assistance technique au Liban en vue de l'organisation de la circulation automobile le jour des élections législatives, le 7 juin prochain. Le scrutin étant organisé en un seul jour, et les Libanais devant voter le plus souvent loin de leur lieu de résidence, la circulation automobile risque d'être particulièrement dense et encombrée le jour des élections, de sorte que des mesures spéciales devront être prévues afin d'éviter tout blocage de la circulation, et sur ce plan, l'expertise française en la matière sera d'un grand secours, comme l'a indiqué lui-même M. Baroud en recevant, dimanche, Mme Alliot-Marie à l'aéroport Rafic Hariri.
Toujours dans le cadre de l'assistance au niveau de l'organisation des élections législatives, la ministre française a confirmé que la France contribuera à la mission d'observateurs que l'Union européenne enverra sous peu au Liban afin de s'assurer du bon déroulement du scrutin, non seulement le jour même du vote, mais également en amont et en aval de la consultation populaire. La mission européenne regroupera en principe une centaine d'observateurs, dont une vingtaine de Français.

La journée d'hier
Ces différents dossiers de coopération ont été discutés au cours des entretiens de Mme Alliot-Marie, hier. L'entretien de la ministre française avec le président Sleiman a porté également sur les relations bilatérales, d'une manière générale, le chef de l'État exprimant ses remerciements à la France pour le soutien qu'elle accorde au Liban « dans les différents domaines politique, économique et social, sans compter sa contribution efficace à la Finul au Liban-Sud ».
Le président Sleiman a mis l'accent dans ce cadre sur « les relations solides et historiques qui lient le Liban à la France ». Le chef de l'État s'est déclaré satisfait dans ce contexte « de la politique d'ouverture pratiquée par le président Nicolas Sarkozy dans la région, notamment en direction de la Syrie ». Abordant, en outre, le dossier des élections, le président Sleiman a souligné la détermination du pouvoir à tout mettre en œuvre afin d'assurer le déroulement du scrutin dans un climat de liberté et de démocratie.
Mme Alliot-Marie a eu ensuite deux entretiens avec MM. Berry et Siniora, en présence de l'ambassadeur Parant et de M. Baroud. Elle a, d'autre part, inspecté les bureaux du centre de contrôle des élections, avant de tenir une réunion de travail avec M. Baroud afin d'examiner les différents domaines possibles de coopération entre les ministères français et libanais de l'Intérieur. Mme Alliot-Marie s'est ensuite rendue à la caserne de Dbayé où elle a été accueillie par le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, et les officiers supérieurs des FSI. La ministre française a pu assister à cette occasion à une manœuvre effectuée par les « Guépards ».
En début de soirée, Mme Alliot-Marie a tenu au salon d'honneur de l'aéroport un point de presse succinct avant de partir pour Paris.
La coopération entre la France et le Liban en matière de sécurité, de lutte antidrogue et de protection civile, notamment, a été au centre de la visite de travail que la ministre française de l'Intérieur Mme Michèle Alliot-Marie a entamée dimanche à Beyrouth et qui a été marquée hier par des entretiens intensifs avec le président Michel Sleiman, le chef du Législatif Nabih Berry, le Premier ministre Fouad Siniora, et le ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud. Accompagnée de l'ambassadeur de France André Parant et de M. Baroud, Mme Alliot-Marie a visité le centre de contrôle des élections législatives, à Sanayeh, ainsi que la caserne des FSI à Dbayé où...
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