Le Premier ministre prévoit l'adoption de l'euro dans les 4 ans
Le Premier ministre islandais, Johanna Sigurdardottir, a affirmé hier qu'en cas de victoire de son parti aux élections de samedi, l'adhésion à l'Union européenne (UE) serait une priorité avec une adoption de la monnaie unique dans les quatre ans. « Il est important de poser sa candidature dès maintenant, les gens seront alors en mesure de voir ce qu'ils peuvent obtenir (...) Je prévois que dans quatre ans nous aurons adopté l'euro », a-t-elle dit au quotidien islandais Morgunbladid, qui publie ses déclarations sur sa version en ligne. « Nous défendrons nos ressources, notre politique relative à la pêche et à l'agriculture », a-t-elle encore assuré, à cinq jours des élections dont un des enjeux est la question européenne. L'adhésion à l'UE divise profondément les Islandais, qui redoutent de perdre leur souveraineté et entendent protéger leur industrie de la pêche, base de leur économie aujourd'hui après l'effondrement brutal du secteur financier à l'automne.
Russie
Le chômage monte à 9,5 % de la population active en mars
Le nombre de chômeurs en Russie a augmenté sur les trois premiers mois de 2009 de 34,4 % par rapport au trimestre précédent, pour s'établir à 7,1 millions, soit 9,5 % de la population active, a annoncé hier l'agence russe des statistiques Rosstat. Sur ces 7,1 millions de personnes sans travail, 2,2 millions étaient inscrites dans les agences officielles de recherche d'emploi. Quelque 1,9 million de personnes touchaient en mars une allocation de chômage, selon le communiqué de Rosstat qui se base sur les règles de l'Organisation internationale du travail (OIT). La population active en Russie s'élevait en mars à 74,8 millions de personnes, soit 53 % de l'ensemble de la population du pays.
Gaz
La Russie va proposer une nouvelle charte de l'énergie
La Russie va présenter des propositions pour une nouvelle charte mondiale de l'énergie, dans le but de remplacer un traité de 1991 que la Russie refuse de ratifier, a déclaré le président russe Dmitri Medvedev.
La proposition, destinée à encadrer les conflits énergétiques entre les pays, sera envoyée au G20, à l'Union européenne et aux pays de l'ex-URSS, a déclaré le président russe dans le cadre d'une visite officielle en Finlande. La Charte de l'énergie a été adoptée en 1991, à la sortie de la guerre froide, par 51 États pour faciliter la coopération dans le domaine de l'énergie avec les pays d'Europe de l'Est et de l'ex-URSS. Le traité sur la Charte, signé depuis 1994 par 49 pays et l'Union européenne, mais jamais ratifié par la Russie, vise à améliorer la sécurité des approvisionnements énergétiques et à optimiser la production, le transport et la distribution de l'énergie. Il oblige notamment chaque partie à faciliter le transit des matières et produits énergétiques sans distinction quant à leur origine ou destination et interdit de l'interrompre ou de le réduire en cas de litige sur les modalités de transit. « Nous n'avons pas ratifié ces documents et nous ne considérons pas qu'ils nous engagent », a répété le président russe lundi.


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