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Économie - Liban - Nouvelles Technologies

Téléphonie mobile : Bassil œuvre à faire baisser la facture des usagers

Le ministre évoque par ailleurs une réforme rapide du secteur.
Le ministre des Télécoms, Gebran Bassil, a réaffirmé que sa politique pour le secteur des télécoms s'articule autour de deux fondements qui sont la libéralisation du secteur et sa privatisation. Il a insisté sur le fait que la libéralisation et la privatisation du secteur ne signifient pas nécessairement que le secteur passe du contrôle de l'État au contrôle des compagnies étrangères, affirmant que le Liban a tiré les leçons des expériences de certains pays arabes et créé un partenariat avec des sociétés arabes de télécom. Il a affirmé que le Liban est en mesure aujourd'hui de mettre en œuvre son plan de développement du secteur sans attendre la fin de la crise financière internationale. Le ministre a aussi affirmé qu'il est possible à présent de parler du lancement de la société Liban Télécom avant le lancement de la privatisation du secteur de la téléphonie mobile, soulignant que n'importe quel établissement libanais est en mesure d'investir dans Liban Télécom, tels la CNSS, les mutuelles ou les fonds de pension retraite.
Le ministre Bassil a tenu ses propos lors de la séance inaugurale du Forum arabe des télécoms et de l'Internet organisé par le groupe al-Iktisad wal Aamal, en coopération avec le ministère libanais des Télécoms, l'Union internationale des télécoms et Arabsat.
M. Bassil a affirmé que son ministère a entamé une action de réforme rapide du secteur qui sera suivie par des actions de réformes plus globales. S'il a reconnu que le Liban figure au bas de la liste des pays en termes de niveau de tarif et de qualité du service, il a évoqué le plan de réforme mis en œuvre dans le secteur de la téléphonie mobile. Il a indiqué que ce plan vise à augmenter le nombre d'abonnés à 800 000 en mai prochain et, dans une étape ultérieure, ce nombre devrait atteindre 1,2 million. Il a par ailleurs assuré qu'il œuvrait à faire baisser la facture moyenne de l'utilisateur de la téléphonie mobile de 74 à 60 dollars. Il a pris pour exemple comparatif la Jordanie, affirmant que l'abonné libanais paie une facture cinq fois supérieure à celle du Jordanien qui est de 12 dollars.
Au sujet de l'Internet haut débit, le ministre a déclaré qu'il y a encore beaucoup à faire et que le gouvernement n'est pas en train d'octroyer des licences aux opérateurs désireux d'investir dans ce domaine.
En revanche, il a rappelé que le nombre d'abonnés au service DSL a passé en un laps de temps relativement court de 45 000 à 100 000, d'où l'importance d'encourager Ogero à généraliser le procédé Wi-Max.
De son côté, le PDG de l'Union internationale des télécoms, Sami el-Bachir Merched, a estimé que le secteur des télécoms représentera un véhicule pour les économies en vue de dépasser les retombées de la crise internationale. Ainsi, il a relevé l'allocation par de nombreux gouvernements de crédits au développement des infrastructures des nouvelles technologies.
Pour sa part, le président exécutif d'Arabsat, Khaled Balkhiour, a déclaré que le secteur des télécoms est la pierre angulaire des projets de développement, affirmant que le moyen de préserver un développement durable du secteur est sa régulation et la garantie d'une concurrence loyale.
Il a enfin mis en relief l'expansion d'Arabsat qui devrait avoir d'ici à 2012 six satellites permettant une couverture entière du continent africain et des parties de l'Asie et de l'Europe.
Le ministre des Télécoms, Gebran Bassil, a réaffirmé que sa politique pour le secteur des télécoms s'articule autour de deux fondements qui sont la libéralisation du secteur et sa privatisation. Il a insisté sur le fait que la libéralisation et la privatisation du secteur ne signifient pas nécessairement que le secteur passe du contrôle de l'État au contrôle des compagnies étrangères, affirmant que le Liban a tiré les leçons des expériences de certains pays arabes et créé un partenariat avec des sociétés arabes de télécom. Il a affirmé que le Liban est en mesure aujourd'hui de mettre en œuvre son plan de développement du secteur sans attendre la fin de la...
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