Le PSG effectue déjà son meilleur parcours sur la scène continentale avec tours à élimination directe depuis... 1997! Cette année-là, il perdait la finale de feue la Coupe des vainqueurs de coupes, remportée l'année précédente.
Le club parisien avait alors disputé cinq demi-finales européennes consécutives, la dernière en 1997. Un autre siècle ! Qui souligne aussi, en creux, la plongée dans l'anonymat continental du club.
La C3 n'a pas le prestige de la Ligue des champions ni même son propre lustre d'antan. Mais l'idée de remporter l'ultime Coupe de l'UEFA - renommée Europa Ligue la saison prochaine - peut aiguiser l'appétit du club de la ville des Lumières en mal de lustre, justement.
« Le championnat est la compétition de base, mais quand vous êtes arrivé à ce stade, il faut évidemment jouer cette compétition au maximum », a avancé Paul Le Guen, entraîneur du club parisien.
Alors, terminé, le mépris plus ou moins affiché pour la « petite » Coupe d'Europe ? Le milieu de terrain Jérôme Rothen a reconnu que l'entrée en lice dans ce parcours du combattant n'était guère emballante.
La Coupe de l'UEFA « commence à devenir intéressante maintenant, a estimé le gaucher. La formule avec les poules est trop longue. Après, il y a les 16es de finale qu'on prend un peu à la légère. Mais aujourd'hui, on a tous envie de faire une demi-finale ». Les mêmes qui assuraient ne pas négliger cette compétition à ses prémices adoptent rétrospectivement un autre discours.
« Une pression immédiatement »
À l'aller, Paul Le Guen avait ménagé Claude Makelele et Ludovic Giuly. Le premier devrait être titularisé jeudi. Pour le reste, peut-on se fier à la mise en place tactique mercredi soir à Kiev ? Clément Chantôme et le jeune Jean-Eudes Maurice étaient avec les titulaires. Mais le PSG peut-il se passer de Clément et Rothen ?
Une des clefs sera en tout cas de « faire une bonne entame », selon Le Guen, qui précise : « Kiev va exercer une pression immédiatement, il faudra bien rentrer dans le match, c'est parfois l'un de nos problèmes. »
En face, et quoique bousculé depuis quelques années par l'émergence d'un rival domestique, le Shakhtar Donetsk, le Dynamo possède une grande expérience européenne et également l'envie de redorer son blason, lui qui est régulièrement blackboulé de la Ligue des champions dès la phase de groupes.
Il sera privé de deux éléments-clés de sa défense, Mykhalik et Diakhaté, blessés. Mais il pourrait récupérer son jeune joyau offensif, Kravets, dans une équipe où Camara distingue trois « individualités : Milevsky en attaque, Aliev au milieu et El Kaddouri en défense ».
Surtout, Kiev plane dans son championnat : il a battu Odessa dimanche (3-1) et détient désormais 15 points d'avance sur son dauphin. Pas comme Paris, quelque peu rentré dans le rang dernièrement, à trois points du podium. Mais pas loin d'une demi-finale.

