Valia Hajj est la mère d'un petit garçon, diagnostiqué avec une leucémie en 2007, à l'âge de 5 ans. Une date qui a constitué un tournant dans la vie de la famille. « Inutile de m'étaler sur les longues nuits blanches que j'ai passées, de décrire l'intolérable anxiété que j'ai ressentie ni de parler des larmes que j'ai retenues ou versées, confie-t-elle. Le cancer a bouleversé ma vie de famille et le traumatisme a trouvé son chemin dans nos vies. Nous avons en effet été arrachés à notre vie quotidienne. Mon benjamin devait passer des semaines entières à l'hôpital pour suivre son traitement et mon aîné, qui avait 6 ans à l'époque, ne comprenait pas les raisons pour lesquelles je n'étais plus disponible à la maison pour prendre soin de lui, répondre à ses besoins et l'aider dans ses devoirs. »
Au fil des jours, le fils aîné de Valia est devenu tellement jaloux de l'attention accordée à son petit frère au point qu'« il a souhaité tomber malade à son tour, être hospitalisé et bénéficier par conséquent de la même attention accordée à son frère », poursuit-elle. Avec l'aide des membres de l'association Oumnia, Valia a pu gérer ce problème.
Avec la maladie de son fils, Valia a rejoint les volontaires de l'association Kid's First qui s'occupe des enfants souffrant de cancer à l'Hôpital libanais - Jeïtawi et à l'hôpital Notre-Dame des Secours. « Au début, j'ai pensé que j'avais beaucoup à donner, dit-elle. Mais plus tard, j'ai découvert que j'ai pris beaucoup plus que je n'attendais. J'ai gagné la force, la connaissance et la volonté de poursuivre. Mais j'ai surtout découvert des aspects cachés de ma personnalité. »
« Noir et blanc, la vie est sacrée, poursuit Valia. La vie est un terrain de jeu, où se rencontrent la survie et la mort, la jeunesse et la vieillesse, les rires et les larmes, le jour et la nuit. Si 70 % des enfants souffrant de cancer survivent, et je remercie Dieu que mon fils en fasse partie, 30 % d'entre eux succombent à la maladie, même après avoir répondu au traitement. Le rôle des associations comme la nôtre est très important à ce stade pour aider les parents à franchir cette étape, sachant que rien ne peut remplacer la perte d'un enfant. Nous pouvons toutefois aider les enfants malades à vaincre leurs souffrances en leur apportant la joie. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Valia Hajj est la mère d'un petit garçon, diagnostiqué avec une leucémie en 2007, à l'âge de 5 ans. Une date qui a constitué un tournant dans la vie de la famille. « Inutile de m'étaler sur les longues nuits blanches que j'ai passées, de décrire l'intolérable anxiété que j'ai ressentie ni de parler des larmes que j'ai retenues ou versées, confie-t-elle. Le cancer a bouleversé ma vie de famille et le traumatisme a trouvé son chemin dans nos vies. Nous avons en effet été arrachés à notre vie quotidienne. Mon benjamin devait passer des semaines entières à l'hôpital pour suivre son traitement et mon aîné, qui avait 6 ans à l'époque, ne comprenait...