Notre temps de carême a duré plus longtemps et notre part de souffrances à tous les niveaux est accomplie. Cher était le coût de notre agonie : guerre, division, pauvreté et immigration. On a tous cru au changement « printanier » de notre pays depuis maintenant quatre ans. Mais ce cher Liban demeure dans l'angoisse et l'incertitude.
Jésus a su mourir sans peur de l'avenir : « Père, je remets ma vie entre tes mains » (Luc 23, 46). Le Liban crucifié vivra si on croit en lui, la main dans la main, laissant de côté notre aveugle égoïsme et notre clivage destructeur. Dans la foi, nous quittons le Golgotha libanais pour atteindre la paix voulue et le Liban ressuscité refleurira grâce à ses principaux acteurs, garants de son avenir : les Libanais eux-mêmes.
Ne réquisitionnons plus d'autres Simon de Cyrène pour porter notre croix : nous sommes plus que jamais concernés par son passage de la tension à l'entente, de la mort à la vie. Chassons de nos coulisses les ombres d'autres joueurs qui nous manipulent et nous éloignent du chemin du vrai changement, de grand amour, vers des Pâques durables et une joie sans fin.
« La paix soit avec vous » (Jean 20, 19) : ce sont les premiers mots prononcés par Jésus ressuscité à ses disciples. Que cette paix soit parmi nous un don de Dieu et un signe d'espérance pour un Liban vivant à jamais !


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