Le président sortant était accompagné de ses deux jeunes neveux et d'un de ses frères, et il n'a fait aucune déclaration, a constaté un journaliste de l'AFP.
Durant la campagne électorale, M. Bouteflika a appelé ses compatriotes à voter "massivement" pour obtenir un taux de participation qui légitime un troisième mandat.
"Je n'ai pas de pronostic à faire, mais je pense que la participation sera importante", a pour sa part affirmé à la presse le Premier ministre Ahmed Ouyahia après avoir voté dans le centre-ville d'Alger.
"C'est au peuple de décider, maintenant", mais "la qualité de la campagne électorale augure bien d'un renforcement graduel et permanent de la démocratie dans notre pays", a-t-il ajouté.
Le processus électoral est "dans les normes des pays démocratiques", a assuré M. Ouyahia, en commentant la présence d'observateurs étrangers durant l'élection, à l'invitation du gouvernement. "Mais la culture du doute persiste dans notre pays où la démocratie n'a que 20 ans", a-t-il dit avec un sourire.
Selon le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, la participation se montait à 9,36%, à 11h00, un chiffre qu'il a qualifié de "très bon".
À la cité des Bananiers, quartier de l'est d'Alger, l'affluence était très moyenne en début de matinée, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Les Algérois ont l'habitude de voter l'après-midi", disait un scrutateur d'un bureau devant lequel des policiers fouillaient les sacs avant de laisser entrer les électeurs.
La circulation a été interdite devant tous les bureaux, comme celui de Kahouat Chergui, un quartier populaire plus à l'est encore de la capitale.
Tous les magasins étaient ouverts pour ce qui semblait être une journée ordinaire.
Aucune tension n'était perceptible et le vote se déroulait "normalement", selon un responsable du bureau.
À Tizi Ouzou, à 100 kilomètres à l'est d'Alger, la participation oscillait entre 1 et 5% vers 09h00, selon les bureaux, a constaté un journaliste de l'AFP. Là encore, il est de tradition de voter plus l'après-midi.
"Voter est un devoir", a dit une électrice vêtue de son habit traditionnel kabyle, une autre affirmant que "l'abstention n'est pas une solution".
M. Bouteflika, élu en 1999 et réélu en 2004, entend asseoir sa légitimité à l'issue de ce scrutin boycotté par l'opposition traditionnelle par un score au moins égal aux 84,99% des voix obtenues il y a cinq ans. Il espère en outre un taux de participation dépassant celui de 2004 (près de 55%).
Peu connus du grand public, à l'exception de Louisa Hanoune qui peut s'appuyer sur son Parti des travailleurs (PT, trotskiste) et un programme qu'elle défend depuis des années, les autres candidats manquent d'assise populaire pour espérer faire de l'ombre à M. Bouteflika, souligne la presse privée algérienne, unanime.
Moussa Touati, président du Front national algérien (FNA, nationaliste), Mohamed Saïd (Parti de la Justice et liberté, PJL, islamique modéré), Ali Fawzi Rebaïne (AHD-54, nationaliste, 0,63% en 2004) ou Djahid Younsi (El Islah, islamiste modéré), ont tenté de faire passer durant la campagne leur message sur la lutte contre la corruption, les injustices sociales ou la mauvaise répartition des richesses nationales.
Le président sortant a de son côté bénéficié d'un soutien sans faille des partis, organisations ou associations favorables à son troisième mandat pour sa campagne axée sur le bilan de ses dix années passées au pouvoir.
Promettant un nouveau plan de développement de 150 milliards de dollars sur cinq ans, la construction d'un million de logements et la création de trois millions d'emplois, il a aussi à maintes reprises exprimé sa volonté de poursuivre sa politique de réconciliation nationale.
Entamée dès 1999 après "une décennie noire" déclenchée par les islamistes et qui a fait plus de 150.000 morts dans des meurtres, attentats ou massacres collectifs, cette politique a permis avec deux référendums de mettre fin aux violences et d'obtenir la reddition de milliers d'islamistes.
Visant ceux qui, éparpillés dans les maquis de certaines régions, poursuivent le combat au nom d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), M. Bouteflika a évoqué un référendum sur une éventuelle amnistie pour ceux qui déposeraient définitivement les armes.
Mais il a promis une lutte acharnée contre les irréductibles.
Si la situation sécuritaire s'est très sensiblement améliorée, les Algériens étaient, à la veille de cette élection, plus préoccupés par les problèmes sociaux, dont l'augmenation du coût de la vie pour des produits alimentaires de base.
Il s'agit de la 4e élection présidentielle pluraliste depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962.
Durant la campagne électorale, M. Bouteflika a appelé ses compatriotes à voter "massivement" pour obtenir un taux de participation qui légitime un troisième mandat.
"Je n'ai pas de pronostic à faire, mais je pense que la participation sera importante", a pour sa part affirmé à la presse le Premier ministre Ahmed Ouyahia après avoir voté dans le centre-ville d'Alger.
"C'est au peuple de décider, maintenant", mais "la qualité de la campagne électorale augure bien d'un renforcement graduel et permanent de la démocratie dans notre pays", a-t-il...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine