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Liban - Exécutif

Conseil des ministres : tous les dossiers politiques en suspens ont été occultés

C'est un Conseil des ministres particulièrement ordinaire, sinon « ennuyeux », pour reprendre les termes d'un ministre, qui s'est déroulé hier sous la présidence du chef de l'État, Michel Sleiman, à Baabda, en l'absence de six ministres.
De toute évidence, le dossier des législatives s'est invité à l'ordre du jour, et le président de la République a mis l'accent devant les ministres, dont quinze sont candidats, sur la nécessité d'établir une séparation très nette entre leurs fonctions de ministre et celles de députés.
Par ailleurs, le président Sleiman a souhaité que la question du dossier des nominations soit traitée rapidement, surtout en ce qui concerne les cinq membres du Conseil constitutionnel, les mohafez et le directeur général du ministère de l'Intérieur. Toutefois, la question du mécanisme mis en place par le ministère d'État pour le Développement administratif pour les nominations a été retirée de l'ordre du jour en raison de l'absence du ministre Chamseddine, à l'étranger.
Des contacts intensifs ont par ailleurs été effectués avant la séance du Conseil des ministres pour parvenir à un texte acceptable par toutes les parties concernant le protocole d'accord avec le Tribunal spécial international, mais ils n'ont pas abouti. Il en a été de même pour la question du budget : le ministre des Finances a réalisé un projet complet incluant les amendements requis, mais ce dernier continue de buter sur la question du Conseil du Sud. Le problème n'est plus le budget de cette institution, mais ses prérogatives. Le projet du ministre des Finances retire en effet certaines des prérogatives de l'institution pour les assigner aux ministères des Finances et de la Défense, ce qui n'a pas été sans déplaire à l'opposition. C'est pourquoi la question n'a pas été examinée durant la séance, sauf pour ce qui est d'une petite escarmouche sur un ton badin entre le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, et le ministre Chatah. Il reste que les chances de voir le budget adopté avant de longs mois s'estompent de plus en plus à la veille des élections.
De son côté, le ministre du Hezbollah Mohammad Fneich a refusé de commenter les accusations égyptiennes contre son parti, estimant par ailleurs qu'il ne féliciterait le Premier ministre Fouad Siniora, candidat à Saïda, qu'après les élections.
Dans son allocution d'ouverture de la séance, le président Sleiman avait évoqué sa participation aux deux sommets de Doha et l'idée d'une participation, même symbolique, du Liban dans le cadre des Forces internationales onusiennes pour le maintien de la paix, sous l'égide de l'Organisation internationale de la francophonie. Une idée proposée, a-t-il dit, par le secrétaire général de la francophonie, Abdou Diouf, lors de son dernier passage à Beyrouth le mois dernier.

De toute évidence, le dossier des législatives s'est invité à l'ordre du jour, et le président de la République a mis l'accent devant les ministres, dont quinze sont candidats, sur la nécessité d'établir une séparation très nette entre leurs fonctions de ministre et celles de députés. Par ailleurs, le président Sleiman a souhaité que la question du dossier des nominations soit traitée rapidement, surtout en ce qui concerne les cinq membres du Conseil constitutionnel, les mohafez et le directeur général du ministère de l'Intérieur. Toutefois, la question du mécanisme mis en place par le ministère d'État pour le Développement administratif pour les nominations a...
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