Si le poisson d'avril est une plaisanterie que l'on fait seulement le 1er de ce mois à ses connaissances ou à ses amis et qu'il est aussi de coutume de faire des canulars dans la presse, aussi bien écrite qu'audiovisuelle, et sur l'Internet, chez nous, nous vivons chaque jour une nouvelle farce, au niveau social ou politique.
Ainsi, à l'instar de Charles IX, qui décida de commencer l'année le 1er avril pour marquer le rallongement des journées avec l'arrivée du printemps, nos responsables ont eu l'idée géniale d'avancer l'heure, mais à la fin du mois de mars et pour des raisons qui resteront, bien sûr, toujours inconnues. Déboussolés, nous nous réveillons donc tôt le matin en nous occupant avant tout de l'électricité - vite, se brancher sur le générateur. Puis, en nous dirigeant vers notre lieu de travail, nous sommes pris dans des embouteillages monstres causés par des travaux de réfection et d'asphaltage que nos responsables en cette campagne électorale ont décidé de nous offrir pour sauver la face. Une face, ou des visages, ceux de plusieurs candidats qui ne font que tenir des conférences de presse presque quotidiennes pour promettre de nous aider à sortir de l'immobilisme qui paralyse notre société, et à rompre définitivement avec le suivisme tribal. Mais une fois au Parlement, le discours de nos chers élus changera et leurs engagements appartiendront au passé.
Antoine SABBAGHA
Le téléphone sonne...
Il sonne, sonne, sonne ! Ohé ! Y a-t-il quelqu'un au bout du fil ?
Je reforme le numéro. Mon cœur bat d'émotion : vas-tu y répondre cette fois-ci ? Vas-tu l'entendre ? Pourras-tu y répondre ?
Quelle belle invention que le téléphone : la distance est ramenée à zéro !
On peut être au bout du monde, mais se sentir proche de ceux que l'on aime, tant que le téléphone sonne... et qu'on y répond.
Je me demande vraiment comment vivaient nos aïeux sans cette invention cruciale. Combien les communications devaient être difficiles entre eux et la distance grande entre les personnes qui ne se voyaient pas.
Ce fil tout petit soit-il mais si efficace, un conducteur de vie, une artère principale !
Que de problèmes sont résolus quand on peut se parler, que de temps gagné quand on peut communiquer.
Pour cela, il faut que le téléphone puisse sonner et que quelqu'un y réponde. Mon Dieu que la vie devient difficile. Plus les facilités sont là, plus l'être humain se la complique.
Allô, c'est moi, s'il te plait, répond. Mais le téléphone continue à sonner.
Le téléphone rapproche les gens, mais pas les cœurs. À quand la prochaine invention ?
Nicole ABDUL-MASSIH
Montréal


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