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Liban

La majorité tire des intérêts pécuniaires du pouvoir, selon Berry

Le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé hier que « le passage vers l'État ne se fait pas à travers la marginalisation de larges tranches de la population ni en menaçant l'opinion publique de chaos économique et de recul des investissements si l'opposition remportait les
législatives ». « L'expérience de l'actuelle majorité au pouvoir poussera les électeurs à voter massivement pour l'opposition, a-t-il ajouté. Ils gouvernent le pays depuis une quinzaine d'années. À cause d'eux, la dette publique est passée d'un ou deux milliards de dollars à plus de 47 milliards de dollars. Est-ce qu'ils ont résolu tous les problèmes pour chercher à terrifier la population face à une éventuelle victoire de l'opposition ? Si l'opposition remporte les élections, elle améliorera la situation et corrigera les erreurs. »
S'exprimant lors d'une cérémonie d'inauguration du chantier de réaménagement du réseau des canalisations des eaux usées à Bint-Jbeil financé par le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe, le chef du mouvement Amal a appelé à « condamner l'expérience de ceux qui ont transformé l'État en grande oreille écoutant les communications téléphoniques de ses citoyens ». « Au nom de l'État, ils ont créé un service de fabrication des renseignements, a-t-il ajouté. Ils ont transformé l'État en haut conseil de secours pour leurs partisans et de châtiment pour leurs adversaires. Ils ont dressé les institutions étatiques en remparts protégeant les monopoles et les marchés noirs. C'est nous qui appelons au passage vers le véritable État de droit et qui tendrons toujours la main, tant que la résistance et le développement seront assurés ».
Rendant hommage au Koweït, Nabih Berry a indiqué que « 16 millions de dollars accordés par le Fonds koweïtien à la banlieue sud de Beyrouth sont toujours bloqués par le haut conseil du 14 Mars, pardon le haut conseil du secours ». « Assez ! Les élections offrent une précieuse opportunité d'épargner à notre peuple toute sorte de rancune. Mais l'injustice des proches est intolérable », a-t-il martelé.

Le Conseil du Sud
Évoquant le différend entre majorité et 8 Mars autour du budget du Conseil du Sud, Nabih Berry a affirmé que « l'autre camp tente de jouer les malins à cet égard ». « Nous avons réclamé 60 milliards de livres et ils nous ont promis 70 milliards de livres, a-t-il poursuivi. Mais j'ai découvert qu'ils veulent nous donner 70 milliards de livres pour nous soutirer 90 milliards. Ils ne veulent pas partager le pouvoir car ils en tirent des intérêts pécuniaires. Ceci est dangereux pour l'avenir du pays. »
Nabih Berry a en outre souhaité que « la prochaine législature puisse élaborer une loi électorale moderne qui adopterait un mode de scrutin à la proportionnelle dans de grandes circonscriptions, voire dans une circonscription unique ». « J'espère aussi que le nouveau Parlement pourrait finaliser la loi sur la décentralisation administrative », a-t-il ajouté, avant de mettre l'accent sur la nécessité de permettre aux expatriés de voter lors des législatives.
Le président de la Chambre a aussi souligné que « la résistance reste un choix stratégique et un besoin vital pour le Liban ». « Nous avons entendu le nouveau ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, affirmer que les avions d'Israël continueront à survoler le Liban. J'aurais souhaité qu'un certain lui réponde ne serait-ce que par un seul mot », a-t-il lancé.
Nabih Berry a par ailleurs averti que « tant que le Liban ne profitera pas des eaux du Litani, les Israéliens prétendront qu'ils y ont droit ». « La bataille du second quart du XXIe siècle sera celle de l'eau et non du pétrole », a-t-il enfin estimé.
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé hier que « le passage vers l'État ne se fait pas à travers la marginalisation de larges tranches de la population ni en menaçant l'opinion publique de chaos économique et de recul des investissements si l'opposition remportait les législatives ». « L'expérience de l'actuelle majorité au pouvoir poussera les électeurs à voter massivement pour l'opposition, a-t-il ajouté. Ils gouvernent le pays depuis une quinzaine d'années. À cause d'eux, la dette publique est passée d'un ou deux milliards de dollars à plus de 47 milliards de dollars. Est-ce qu'ils ont résolu tous les problèmes pour chercher à terrifier la population face...
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