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Liban

Sison fait état d’un « mécanisme pour surveiller la frontière libano-syrienne »

L'ambassadrice des États-Unis au Liban, Michelle Sison, a annoncé hier que le ministre de la Défense, Élias Murr, se rendra prochainement à Washington. Dans un entretien accordé au site Naharnet, la diplomate a en outre fait état de négociations concertées entre l'Allemagne, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Union européenne, le Danemark et les États-Unis en vue de mettre en place un mécanisme pour surveiller la frontière libano-syrienne de manière à empêcher l'afflux d'armes vers le Liban, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité.
À ce sujet, Mme Sison a estimé que la Syrie doit également se conformer aux résolutions internationales pour ce qui est du contrôle des frontières et de leur délimitation, un point majeur pour la souveraineté libanaise. Elle a ajouté que le fait que le Hezbollah continue de recevoir des armes via la Syrie et l'Iran est considéré comme « une violation de la 1701 ».
« Par conséquent, a-t-elle dit, le Hezbollah représente une menace continue non seulement pour le Liban, mais pour toute la région. »
Évoquant le volet électoral, elle a affirmé : « Nous suivrons cette prochaine échéance à laquelle prendront part des candidats partisans et d'autres qui sont indépendants. Nous traiterons avec les démocrates modérés et tous ceux qui soutiennent la souveraineté du Liban. » Et de préciser que les États-Unis considèrent comme leurs alliés non seulement ceux qui font partie du 14 Mars, mais également ceux qui prônent une vision modérée et (...) ceux qui œuvrent en faveur de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité du Liban.
« Les élections seront une occasion pour le Liban de poursuivre la consolidation de sa démocratie », a-t-elle souligné, rappelant que plusieurs observateurs internationaux et locaux seront dépêchés sur place, citant au passage l'Institut démocratique national, le Centre Jimmy Carter, l'Union européenne, la Ligue arabe « et d'autres probablement ».

« Le Hezbollah renoncera-t-il à la terreur ? »
Autant de garde-fous qui seront à même de « rassurer les Libanais sur le déroulement d'élections libres et transparentes, loin des pressions et de la violence », a relevé Mme Sison. « L'important, a-t-elle ajouté, c'est que le prochain gouvernement puisse obtenir un mandat clair qui l'habilite à gouverner. »
Interrogée sur la position que prendrait éventuellement l'administration US au cas où l'opposition, dirigée par le Hezbollah, gagnerait les élections, la diplomate a répondu : « Le Hezbollah figure, depuis 1997, sur la liste des organisations étrangères terroristes. Par conséquent, nos diplomates et le personnel de l'ambassade ne traitent pas directement » avec le parti chiite. « Le Hezbollah renoncera-t-il à la terreur au Liban et dans le monde ? »
s'est interrogée la diplomate avant d'ajouter que les États-Unis effectueront une réévaluation de leurs programmes d'aide au Liban « à la lumière des politiques et des positions qui seront adoptées par le prochain gouvernement ».
Et d'insister sur l'importance « du règne de la loi et des institutions de l'État libanais, qui suppose que le monopole des armes soit aux mains de l'armée et des forces de sécurité, la sécurité et la protection de la souveraineté étant du ressort de l'État et non d'une milice quelconque ». « De cela dépendra notre décision de reconsidérer notre position vis-à-vis du Hezbollah », a soutenu Mme Sison.
La diplomate a par ailleurs affirmé que la politique américaine au Proche-Orient accorde au Liban une fonction importante, d'autant que le pays du Cèdre « sera appelé à jouer un rôle pivot dans tout règlement pacifique dans la région à long terme ». Et de rappeler qu'il « n'y aura pas de solution aux dépens du Liban, ni du Tribunal spécial pour le Liban ».
L'ambassadrice des États-Unis au Liban, Michelle Sison, a annoncé hier que le ministre de la Défense, Élias Murr, se rendra prochainement à Washington. Dans un entretien accordé au site Naharnet, la diplomate a en outre fait état de négociations concertées entre l'Allemagne, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Union européenne, le Danemark et les États-Unis en vue de mettre en place un mécanisme pour surveiller la frontière libano-syrienne de manière à empêcher l'afflux d'armes vers le Liban, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité. À ce sujet, Mme Sison a estimé que la Syrie doit également se conformer aux résolutions internationales pour ce qui est du...
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