Rechercher
Rechercher

Économie - Liban - Dette Publique

Le courant des Marada répond à François Bassil

Le département économique du courant des Marada a distribué hier à la presse un communiqué dans lequel il répond aux propos tenus par le président de l'Association des banques, François Bassil, sur l'état des finances publiques et le positionnement du secteur bancaire vis-à-vis du Trésor.
Le communiqué souligne que l'excédent primaire représente les revenus globaux diminués des dépenses globales sans prise en compte du service de la dette. Ce qui signifie que les taxes et impôts versés par les contribuables couvrent la facture de santé et celle de l'éducation ainsi que les salaires des fonctionnaires. Et comme cet excédent ne suffit pas à couvrir le service de la dette, il se transforme en déficit. Ainsi, l'excédent primaire, qui s'est élevé en 2008 à 900 milliards de livres, s'est transformé en déficit de 4 404 milliards de livres après comptabilisation du service de la dette qui a totalisé 5 304 milliards de livres.
Par ailleurs, le communiqué précise que les emprunts bancaires directs au Trésor représente 62,5 % alors que la part de la Banque centrale est de 22,5 %. Et comme ce financement s'effectue à travers les dépôts bancaires auprès de la BDL ou à travers les certificats de dépôts souscrits auprès de la BDL, la part des emprunts bancaires vis-à-vis du Trésor devient de 85 %. Au sujet des établissements de crédit qui bénéficient des intérêts versés par l'État sur les bons du Trésor, le communiqué souligne que les dix premières banques au Liban détiennent 80 % des volumes des dépôts bancaires et des crédits, et font 90 % des profits du secteur.
D'autre part, le communiqué indique que M. François Bassil a oublié qu'il a lui-même annoncé précédemment que les banques ont enregistré des bénéfices de l'ordre d'un milliard cent millions de dollars en 2008, soit une part de 900 millions de dollars pour les dix premières d'entre elles.
Ces profits représentent par conséquent une marge de profits nettement supérieure à celle avancée par M. Bassil de 1,2 % enregistrée sur les bons du Trésor.
En ce qui concerne la souscription à taux nul aux bons du Trésor par les banques à la veille de la tenue de Paris II, le communiqué rappelle qu'une importante opération de swap a eu lieu avant Paris II, permettant aux établissements de crédit de bénéficier d'un rééchelonnement de leurs emprunts à l'État à des taux d'intérêt élevés. Ce qui a représenté pour les banques un cadeau payé d'avance.
Le département économique du courant des Marada a distribué hier à la presse un communiqué dans lequel il répond aux propos tenus par le président de l'Association des banques, François Bassil, sur l'état des finances publiques et le positionnement du secteur bancaire vis-à-vis du Trésor.Le communiqué souligne que l'excédent primaire représente les revenus globaux diminués des dépenses globales sans prise en compte du service de la dette. Ce qui signifie que les taxes et impôts versés par les contribuables couvrent la facture de santé et celle de l'éducation ainsi que les salaires des fonctionnaires. Et comme cet excédent ne suffit pas à couvrir le service de la dette, il se transforme...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut