Monsters vs Aliens
de Rob Letterman et Conrad Vernon
Avec Reese Witherspoon, Hugh Laurie, Seth Rogen...
Quand la jeune Susan Murphy est touchée par la radioactivité d'une météorite récemment écrasée sur Terre, elle se met à grandir dans des proportions démesurées. Faite prisonnière par l'armée, elle est conduite dans une prison spéciale où elle découvre d'autres monstres, enfermés ici depuis des lustres sous l'autorité militaire.
Reese Witherspoon, alias Génormica, porte un justaucorps fait sur mesure. La ressemblance entre le personnage et l'actrice qui lui prête sa voix est frappante. Même si elle n'a pas eu à abattre des robots extraterrestres ou à soulever des sections du Golden Gate Bridge lors du « tournage », sa voix devait donner l'impression qu'elle le faisait pour de vrai - un entraînement cardio-vasculaire en soi. Elle est accompagnée d'« une équipe comique de rêve » (bien qu'elle n'ait pas enregistré dans le même studio qu'eux) : après sa capture, Susan se retrouve emprisonnée aux côtés du Dr Cafard (un scientifique à tête d'insecte joué par Hugh Laurie), du Maillon Manquant (un poisson-singe hybride joué par Will Arnett) et de B.O.B. (une masse gélatineuse indestructible jouée par Seth Rogen). Une fois remis en liberté par un gouvernement désespéré (dirigé par un président lâche et fanfaron joué par Stephen Colbert), ils doivent vaincre l'armée de robots et de clones de Gallaxhar (le vilain chef des extraterrestres joué par Rainn Wilson).
Paul Rudd, qui prête sa voix au fiancé de Susan (un annonceur météo narcissique du nom de Derek Dietl), est le seul à avoir enregistré avec Reese Witherspoon.
Le combat de ce film pour la première fois en real 3D dans les salles beyrouthines n'est pas simplement là le combat entre les monstres et les extraterrestres, mais également la lutte acharnée que se livrent deux grandes sociétés de productions depuis quelques années. Une lutte entre deux titans pour la suprématie du genre animé. La rivalité entre Dreamworks et Pixar a quelque chose de bon : augmenter la créativité. Cette fois Dreamworks a frappé fort. Gageons que le prochain Pixar fera mieux.
GRAND CINEMAS ABC/GRAND CONCORDE,
GRAND LAS SALINAS, CINEMACITY, EMPIRE
SODECO/GALAXY, KASLIK
Pride and Glory
de Gavin O'Connor
Avec Edward Norton, Colin Farrell et John Voight.
Lorsque quatre de ses hommes sont tués au cours d'un raid sur les lieux d'une transaction de drogue, le chef de police Tierney charge son fils Ray de conduire l'enquête visant à faire toute la lumière sur cette affaire. Ray se met au travail, mais pour bientôt découvrir que l'échec de l'opération policière était causée par un mouchard, repéré parmi les flics et travaillant sous les ordres de son frère aîné Francis, aux côtés de son beau-frère Jimmy. Ne répondant pas à son père qui craint qu'un scandale n'éclabousse son département et sa famille, Ray fonce tête première, ne doutant pas que ce qui l'attend va beaucoup le décevoir.
L'histoire est, certes, banale et ne nous apprend rien de nouveau, mais elle est habilement traitée et surtout bien interprétée par un Edward Norton toujours convaincant. Fils d'un policier de New York, le réalisateur Gavin O'Connor, assisté de son frère jumeau Gregory, scénariste et producteur de Pride and Glory, possède une compréhension particulière du monde dans lequel vivent les flics. Il en fait témoignage dans ce film.
CINEMACITY, EMPIRE DUNES/SODECO/GALAXY, ESPACE
Écrans du réel
Puisque nous sommes nés,
de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana
(vo portugais, st anglais, 1h30 mn).
Cocada et Nego, deux enfants âgés respectivement de 13 et 14 ans, sont au milieu d'une région désertique au Brésil et regardent à longueur de journée le ballet incessant des camions qui filent vers Sao Paulo. Ils sont pauvres, vaquent à des petits métiers minables. Leur vie est triste, misérable. Ils rêvent de partir, parfois même de mourir pour ne plus avoir à souffrir dans cette minable vie qu'est la leur.
Bayard d'or du meilleur film et prix du public du meilleur documentaire au Festival international de film francophone de Namur en 2008, cette œuvre vérité sonde le réel pour mieux le changer. Bouleversant de sincérité.
Métropolis-Empire Sofil, vendredi 3 avril, 20h00
Rachel, de Simone Bitton
(1h40 mn, anglais, arabe, hébreu).
En 2003, Rachel Corrie, une pacifiste américaine, tombe sous les lames d'un bulldozer israélien chargé de détruire des maisons palestiniennes. À travers son journal de voyage composé d'e-mails envoyés à ses parents et d'impressions quotidiennes, la réalisatrice Simone Bitton enquête sur cette mort suspecte. C'est tantôt la voix de Rachel qui narre son histoire, tantôt celle de ses amis de combat et tantôt les personnes impliquées dans le crime qui font part de leur version. Une sorte d'écheveau qui se tisse sur fond de points d'interrogation. Quel est le sens de l'engagement politique et jusqu'où peut-on aller dans cet engagement ? L'idéalisme existe-t-il encore ?
Samedi 4 avril, 20h00

