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Économie - Marché De L’Immobilier

Accalmie sur le marché foncier

Dans un contexte de fragilité économique régionale et mondiale, le marché immobilier libanais n'est pas totalement épargné. À titre d'exemple, depuis plus de sept mois, le secteur foncier à Beyrouth traverse une période de stagnation. La crise se traduit par un net recul des grosses transactions.
Si début 2008 il n'était pas rare de voir des parcelles bien placées se vendre entre 1 200 et 1 500 dollars le m2 d'incidence foncière (le prix du terrain divisé par la superficie totale des appartements), aujourd'hui, les transactions à ces niveaux de prix se font plus rares. La très forte hausse des prix du début 2008 était sans doute excessive. Conséquence : à l'heure actuelle, les prix font du surplace.
Pourtant, la demande est toujours présente et reste constante. Les clients, promoteurs et investisseurs sérieux, sont encore à la recherche de terrains dans des secteurs géographiques bien cotés. D'autres prospectent vers des quartiers de Beyrouth méconnus en quête de prix plus attrayants. Contrairement aux idées reçues, la capitale compte encore de nombreuses parcelles à vendre. Les opportunités ne manquent pas. Les parkings, les friches industrielles, les terrains non bâtis, les petits immeubles insalubres, les bâtiments anciens sont tous potentiellement constructibles pour de nouveaux projets résidentiels ou autres. Malheureusement, la plupart sont surévalués.
Beaucoup de vendeurs n'ont pas encore compris qu'il fallait diminuer leurs prétentions. Ils ont du mal à comprendre que les acheteurs font désormais la loi. Ces derniers ne sont pas actuellement prêts à payer le prix fort, quitte à perdre quelques opportunités qui se présentent à eux. Si les promoteurs veulent toujours acheter, ils ne sont pas pressés. Étant donné l'évolution des prix des appartements neufs et la demande, les professionnels de la promotion immobilière sont prudents et ne veulent pas jouer à la surenchère. Ils ont compris que la période de folie des six premiers mois de 2008 était terminée. De plus en plus avertis par la nouvelle donne liée à la crispation du marché, ils ne veulent plus acheter à n'importe quel prix. Dans cette situation, les délais de vente ne cessent de s'allonger et finalement nous retrouvons toujours les mêmes parcelles sur le marché, faute de preneurs.
Devant la prudence des acheteurs, certains vendeurs ont pourtant accepté de réduire leurs prix. Ainsi, plusieurs parcelles à Furn el-Hayek et à Ras Beyrouth ont baissé de 15 à 20 % ces dernières semaines. Malgré ces réajustements, aucune vente n'a été finalisée. L'explication est simple : les incidences foncières sont encore trop élevées. Aujourd'hui, la parcelle vaut ce qu'un professionnel de l'immobilier, tel un promoteur reconnu sur le marché, est prêt à payer.
Toutefois, les baisses restent minoritaires. Portés par l'inflexibilité des propriétaires, les prix résistent parfaitement à la crise, ce qui prouve la solidité du marché. Beaucoup de vendeurs ne veulent pas céder à la panique et continuent de demander le prix fort en faisant fi de la nouvelle donne du marché. Cette intransigeance ralentit l'appétit des investisseurs qui cherchent dans la pierre un moyen de placer leur argent.

 

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910

Dans un contexte de fragilité économique régionale et mondiale, le marché immobilier libanais n'est pas totalement épargné. À titre d'exemple, depuis plus de sept mois, le secteur foncier à Beyrouth traverse une période de stagnation. La crise se traduit par un net recul des grosses transactions.Si début 2008 il n'était pas rare de voir des parcelles bien placées se vendre entre 1 200 et 1 500 dollars le m2 d'incidence foncière (le prix du terrain divisé par la superficie totale des appartements), aujourd'hui, les transactions à ces niveaux de prix se font plus rares. La très forte hausse des prix du début 2008 était sans doute excessive. Conséquence : à l'heure actuelle, les prix font...
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