Évidemment, inutile de préciser que le haut du classement n'a jamais été aussi embouteillé depuis le début de ce siècle.
Les membres du « Clan des sept », nouvellement appelé la « Bande des six » puisque Rennes semble en retrait (à huit points de l'OL, à quatre du PSG), souhaitent aller au bout. Mais, personne ne sait qui va succéder à Lyon au palmarès du championnat de France.
Alors, on ne peut pas s'empêcher de faire des projections et des calculs, à condition de croire que le sport n'est qu'une affaire de logique.
Prenons le facteur qui paraît être le plus déterminant de cette fin de saison : la calendrier.
Selon Sir Alex Ferguson, le coach de Manchester United FC, le titre ne se joue pas lors des confrontations directes, mais bien face aux « petites » équipes. Si on s'accorde à dire qu'il sera plus facile pour la « Bande des six » de remporter trois points face aux clubs de deuxième partie de tableau, un classement final pourrait voir le jour.
Partons, donc, du principe que les prétendants au titre remporteront leurs matches face aux équipes « hors course au titre » et qu'ils fassent match nul lors des confrontations directes.
Sur les neuf dernières journées de Ligue 1, Lyon est le plus mal loti : le champion de France jouera quatre matches face aux six premiers du classement (Bordeaux, PSG, Marseille et Toulouse), l'OM, Toulouse FC et Lille en disputeront trois, Paris-Saint-Germain deux et Bordeaux un seul. Si on fait ce calcul sommaire, voici le classement final, au soir de la 38e journée de Ligue 1 :
1- Bordeaux : 78 points
2- Marseille : 76 points
3- Lyon : 75 points
4- PSG : 75 points
5- Toulouse : 73 points
6- Lille : 73 points.
Les Girondins de Bordeaux seraient, alors, les heureux élus.
Le 18 avril prochain, à Chaban-Delmas, les coéquipiers de Laurent Blanc affronteront les Lyonnais, et cette rencontre-là montrera s'ils sont vraiment en passe de glaner le titre suprême. Les autres adversaires - Nancy, Auxerre, Rennes, Sochaux, Valenciennes, Le Mans, Monaco et Caen - semblent être à leur portée. Cela risque évidemment d'être bien plus complexe que ce simple calcul, mais sait-on jamais...


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