D'aucuns dans l'opposition soutiennent mordicus que le régime baassiste syrien est le meilleur qui soit et qu'il est le plus apte à protéger le Liban. De là à dire que le Liban est partie intégrante de la Syrie il n'y a qu'un pas.
Nul besoin de revenir sur les faits et gestes de la Syrie au Liban depuis qu'elle s'y est invitée en 1976 jusqu'après sa sortie en 2005. La Syrie est passée maître dans la gestion du temps et de la manipulation. Nul besoin non plus de prouver que la Syrie est une dictature sournoisement cynique et qu'elle utilise encore et toujours les mêmes moyens et méthodes pour tirer son épingle du jeu. Mais, comme le dit le proverbe, tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise.
Face aux opportunistes qui caressent la Syrie dans le sens du poil, nous proposons une autre voie, très certainement traîtresse pour certains, mais probablement plus viable et plus favorable au Liban à long terme : la paix avec Israël. Au plus vite ! Et sous égide internationale. Et c'est maintenant qu'il faut entreprendre ce projet pour les raisons suivantes (entre autres) :
Obama semble plein de bonne volonté envers le Moyen-Orient, même s'il est occupé a relancer l'économie américaine. À cet égard, à en croire les rumeurs, les délégations américaines qui se succèdent au Liban chuchotent à l'oreille des dirigeants libanais que le temps est venu de commencer sérieusement à songer à entamer des négociations de paix avec Israël.
La réconciliation interarabe semble placée sur les rails (quoique, avec la Syrie, il faut s'attendre à des surprises).
Israël ne semble pas avoir de réserves au sujet des négociations avec le Liban.
Nous pensons de ce fait qu'entamer des négociations de paix avec Israël résoudrait bon nombre des problèmes du Liban. C'est pourquoi, nous rejetons le slogan, dont on nous rebat les oreilles, et suivant lequel « le Liban sera le dernier pays arabe à signer la paix avec Israël ». C'est prendre le problème à l'envers. Le Liban aurait dû figurer parmi les premiers pays arabes à signer la paix avec Israël. Il a failli y parvenir, un fameux 17 mai 1983.
De ce fait, le Liban ne pourra plus servir de « terrain de foot » où tout le monde vient jouer avec ses balles explosives car au moins trois bombinettes seraient désamorcées : le Hezbollah, la Syrie, les camps palestiniens.
Mais connaissant ces trois parties, on peut être certain qu'elles trouveront toujours des prétextes fallacieux pour miner le terrain. D'où la nécessité de la couverture internationale pour le plan de paix entre le Liban et Israël. Et pour tous les va-t-en-guerre désireux de poursuivre leur lutte interminable contre Israël, il restera au moins un front : le Golan.
Bien sûr, il reste le front intérieur palestinien, mais signons la paix et défrichons la voie chemin faisant.
« Qui ose vaincra », dit la devise des SAS (Who dares wins !).
Évidemment, écrire cela, c'est aller vite en besogne, mais l'idée mérite d'être envisagée. Et creusée avant qu'il ne soit trop tard ! »

