Le séminaire intitulé « La coopération décentralisée : une initiative ambitieuse » s'est tenu le 18 mars a l'hôtel Metropolitan.
Plusieurs représentants régionaux européens et quelques personnalités libanaises se sont rassemblés pour lancer le projet Logo/Charaka, deuxième phase d'un programme de coopération décentralisée entre 200 municipalités et villages libanais.
Lancée en 2004, cette initiative bénéficie d'un cofinancement européen. L'Italie, l'Espagne ou encore la France font partie des pays européens dont l'objectif consiste à apporter l'expertise et l'accompagnement institutionnel au développement local.
Du tourisme culturel au Liban-Nord à la gestion des ressources d'eau potable au Liban-Sud, différents projets sont élaborés pour réhabiliter le rôle des collectivités dans le dynamisme national.
« L'objectif n'est pas de se substituer à l'État, assure Cécile Abadie, chef de la section Infrastructures de la Commission européenne, les plans de développement nationaux gardent la priorité. »
Si, pour les protagonistes de ce projet, les compétences et le savoir-faire des autorités locales sont indéniables, il n'en est pas moins difficile de mesurer l'efficacité de l'aide apportée.
Ils déplorent entre autres un manque de ressources humaines, des lourdeurs administratives mais également un « parasitage » entre les compétences locales et gouvernementales.
Cependant, le ton est à l'optimisme. Ibrahim Chamseddine, ministre d'État à la Réforme administrative, émet un souhait, celui d'une paix durable, nécessaire au rapprochement entre les acteurs locaux.
Malak BENNIS


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