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Liban

Sleiman évoque la « remise » des armes par le Hezbollah

Le président Michel Sleiman a quitté Paris hier soir au terme d'une visite d'État de trois jours qu'il a clôturée par une conférence de presse à l'ambassade du Liban.

Le chef de l'État a dressé une sorte de bilan de sa visite et de ses entretiens avec les responsables français, remerciant notamment le président Nicolas Sarkozy de son accueil et réitérant la reconnaissance du Liban pour le soutien ferme et constant que lui apporte la France.
Des entretiens franco-libanais aux déclarations de M. Sleiman, mardi soir, devant la communauté libanaise et hier à la rue Copernic, il ressort que le mandat est passé à la vitesse supérieure et qu'après les élections de juin prochain, le programme d'action du chef de l'État et sa vision du Liban de demain vont s'accélérer et se clarifier.
On a en effet retrouvé à Paris un président libanais ferme et résolu, décidé à engager des actions à tous les niveaux et dans tous les domaines, dans l'esprit d'entente et d'union qu'il symbolise et avec le soutien de tous les amis du Liban dans le monde. Avec, en première place, la France, dont le soutien était illustré par le faste et la chaleur de l'accueil réservé au couple présidentiel libanais.
Au cours de sa conférence de presse, M. Sleiman a souligné que sa visite en France était « utile et approfondie » et que ses entretiens ont porté sur diverses questions d'intérêt commun et sur les « moyens de consolider les liens d'amitié et de coopération historique existant entre les deux pays ».
Il a ajouté que ses entretiens avec son homologue français ont permis de faire le point sur la situation régionale et internationale et d'aborder les solutions adéquates aux problèmes qui entravent la cause de la paix, de la prospérité et de la justice.
Après avoir remercié M. Sarkozy pour son soutien au Liban dans les domaines politique, économique, culturel et militaire ainsi que les efforts de Paris en faveur de l'application des résolutions 1701 et 425 du Conseil de sécurité de l'ONU, le président a dénoncé la non-application par Israël de la résolution 1701, du fait des violations continues de la souveraineté libanaise. Selon lui, il s'agit là d'« une véritable guerre économique contre le Liban ».
M. Sleiman a dit par ailleurs qu'il avait demandé au chef de l'État français de soutenir une action globale visant à un règlement du conflit israélo-arabe, notamment par la tenue d'une conférence de paix internationale à laquelle seraient conviées toutes les parties concernées sur la base des résolutions de la légalité internationale, de la conférence de Madrid et de l'initiative de paix arabe.
Il a insisté sur le fait qu'il ne faut pas engager un processus de règlement au Moyen-Orient aux dépens du Liban, notamment sur la question de l'implantation des Palestiniens.
Il a indiqué que M. Sarkozy lui a réitéré le soutien permanent de la France à la souveraineté, à l'indépendance, à la liberté et à la stabilité du Liban et qu'il lui a affirmé que la France poursuivra ses aides au Liban dans divers domaines.
« Nous avons, le président Sarkozy et moi-même, passé en revue les progrès réalisés au niveau des accords libano-syriens, et je lui ai affirmé que ces accords sont sur la bonne voie dans l'intérêt des deux pays », a-t-il ajouté.
M. Sleiman a en outre indiqué avoir invité le chef de l'État français à effectuer une visite d'État au Liban dès que cela serait possible et que M. Sarkozy a accepté cette invitation.

« Remise » des armes
Prié de dire si Paris encourage les Libanais à s'engager dans le processus de paix dans la région et, par conséquent, à l'ouverture de négociations avec Israël, il a déclaré : « Le Liban est épris de paix et il est naturel que la France propose des pourparlers qui aboutiraient à une paix juste et globale. Mais notre position est que les dossiers en suspens entre Israël et nous s'inscrivent dans le cadre des résolutions 425 et 1701, sans condition aucune. Nous sommes prêts à prendre part à toute conférence de paix qui se baserait sur la conférence de Madrid. »
Au sujet de la coopération militaire franco-libanaise et sur le point de savoir si elle est soumise à des conditions, M. Sleiman a dit : « Que cela soit clair pour tout le monde. Aucun État n'a posé des conditions pour aider les forces armées libanaises depuis mon accession au commandement de l'armée. La France a aidé l'armée libanaise avec les moyens disponibles et le Premier ministre François Fillon nous a affirmé hier encore que la France répondrait à certains de nos besoins. »
Interrogé sur sa position à l'égard d'un bloc « centriste », le président a souligné qu'il en a la même opinion qu'au sujet des autres blocs. « Le président de la République œuvre pour l'application de la loi et estime que tout le monde a le droit de faire acte de candidature sous des slogans divers », a-t-il dit.
« Après le scrutin du 7 juin, une nouvelle ère s'ouvrira : celle des réformes promises par moi-même et qui m'engagent. Que les Libanais se rassurent : ils vivent dans une démocratie unique et pionnière au Moyen-Orient. Les menaces au niveau de la sécurité lors des élections ont cessé et le scrutin se déroulera démocratiquement », a-t-il dit.
Il a d'autre part expliqué que l'envoi d'un ambassadeur syrien à Beyrouth est retardé par des considérations administratives et que le nom du prochain ambassadeur syrien sera communiqué à Beyrouth d'ici à une semaine.
En réponse à une question, M. Sleiman a souligné qu'« il ne s'agit pas de désarmer le Hezbollah car la Résistance a joué un grand rôle dans la défense du Liban à un moment où l'État était absent au Liban-Sud, après la guerre civile. Il s'agit de mettre à profit la force de la Résistance dans le cadre d'un dispositif adéquat. Le désarmement du Hezbollah n'est pas le terme adéquat, car il s'agira d'une remise par la Résistance de son armement dans le cadre d'un dialogue et d'un accord adéquats et aussi de l'exécution des résolutions de l'ONU qu'Israël n'a pas pris en considération ».
Le couple présidentiel libanais et la délégation qui l'accompagne ont quitté Paris pour Beyrouth en fin d'après-midi.
Le chef de l'État a dressé une sorte de bilan de sa visite et de ses entretiens avec les responsables français, remerciant notamment le président Nicolas Sarkozy de son accueil et réitérant la reconnaissance du Liban pour le soutien ferme et constant que lui apporte la France.Des entretiens franco-libanais aux déclarations de M. Sleiman, mardi soir, devant la communauté libanaise et hier à la rue Copernic, il ressort que le mandat est passé à la vitesse supérieure et qu'après les élections de juin prochain, le programme d'action du chef de l'État et sa vision du Liban de demain vont s'accélérer et se clarifier.On a en effet retrouvé à Paris un président libanais ferme et résolu,...
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