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Liban

« Le Liban n’a pas vocation à être une terre occupée », affirme Delanoë

Dans son discours à l'Hôtel de Ville où il a reçu hier le président Michel Sleiman et son épouse, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a d'emblée salué « tous les Libanais de Paris, qui constituent entre nos peuples une passerelle unique, contribution majeure à notre créativité collective ». « Leur histoire, parfois douloureuse, participe de l'éclat de notre ville et de la profondeur des liens qui nous unissent. Car le peuple libanais et le peuple français ont en commun le goût de la liberté, de l'échange et de la générosité. Ils partagent aussi la mémoire, ce bien si précieux qui les éclaire sur le chemin de l'avenir », a-t-il dit, estimant que « l'âme du Liban, c'est la rencontre, celle des sunnites, des chiites, des maronites, des orthodoxes, des melkites et des druzes, celle de l'islam et de la chrétienté, et celle de l'Orient et de l'Occident ».
« Au sens le plus noble, votre nation est un foyer de civilisation. Il y a des pays-continents. Le Liban est un pays confluent. Et quand il recherche les voies de la stabilité et de la paix, n'est-il pas, en quelque sorte, une métaphore de notre humanité qui a tant souffert mais qui a droit au bonheur ? » s'est-il interrogé.
Soulignant que « le Liban n'a pas vocation à être une terre occupée, asservie ou sous influence », M. Delanoë a indiqué que « le droit à l'indépendance du Liban n'est pas discutable ». « Je l'avais dit ici même, en juin 2001, en recevant à l'Hôtel de Ville le président syrien, Bachar el-Assad : Toute atteinte à l'intégrité du Liban serait très durement ressentie par le peuple de Paris », a-t-il précisé, affirmant que la capitale française est « viscéralement solidaire de l'aspiration des Libanais à être maîtres de leur destin, sur leur sol ».
Se félicitant de la volonté de la Syrie d'aboutir à une vraie normalisation de ses relations avec le Liban, il a jugé que celles-ci doivent devenir des liens fructueux entre deux États voisins et souverains. « Le Liban n'appartient à personne d'autre qu'à son peuple. L'histoire l'a prouvé : les frontières reconnues et les élections libres sont les plus sûrs remèdes aux malheurs collectifs », a-t-il fait valoir.
Après avoir fait référence à la guerre de 2006, le maire de Paris a en outre considéré que le peuple libanais « ne doit plus avoir à subir les conséquences de conflits dont il n'est pas responsable ».
M. Delanoë, qui a rappelé les guerres qui déchirent sans fin le Proche-Orient, a plaidé en faveur de la reconnaissance réciproque des souverainetés légitimes, nécessaire, selon lui, au rétablissement de la paix. « Cette paix ne naîtra pas de réconciliations factices ou illusoires, mais de la déconstruction patiente de toutes les mythologies de la haine », a-t-il observé.
« Dans cette entreprise, a ajouté M. Delanoë, le Liban a un rôle éminent à jouer. Car il est l'un des pays les plus neufs au monde, mais aussi l'un de ceux dont les racines plongent au plus profond de l'histoire humaine. Et c'est ce mélange de mémoire et de jeunesse qui fait du peuple libanais un exemple. À partir du passé qui nous rassemble, nous devons construire un avenir commun, fondé sur les valeurs humanistes que nous partageons. »
Dans son discours à l'Hôtel de Ville où il a reçu hier le président Michel Sleiman et son épouse, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a d'emblée salué « tous les Libanais de Paris, qui constituent entre nos peuples une passerelle unique, contribution majeure à notre créativité collective ». « Leur histoire, parfois douloureuse, participe de l'éclat de notre ville et de la profondeur des liens qui nous unissent. Car le peuple libanais et le peuple français ont en commun le goût de la liberté, de l'échange et de la générosité. Ils partagent aussi la mémoire, ce bien si précieux qui les éclaire sur le chemin de l'avenir », a-t-il dit,...
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