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Économie - Crise Économique

Relance mondiale : l’Europe sous pression avant le G20

Les dirigeants européens veulent réclamer une vraie réforme du système financier.
Les dirigeants européens veulent resserrer les rangs jeudi et vendredi lors de leur sommet pour réclamer, en vue de la réunion du G20, une vraie réforme du système financier et résister aux pressions américaines en faveur d'une plus grande relance budgétaire mondiale.
« L'enjeu du G20 de Londres (du 2 avril), c'est que les pays européens et la Commission parlent d'une seule voix », a souligné mardi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne (UE), qui se retrouveront à Bruxelles pour leur sommet traditionnel du printemps, vont pour cela « discuter plus en détail de la préparation de la réunion du G20 à venir, pour laquelle une position européenne forte est requise », souligne la présidence tchèque de l'UE dans une lettre d'invitation aux dirigeants.
Ils devraient mettre l'accent sur la nécessité de « mieux réglementer les marchés », et appeler à « poursuivre la coordination, au niveau international, des mesures de relance budgétaire », mais tout en soulignant uniquement qu'il faut « mettre en œuvre rapidement les programmes de relance budgétaire prévus », selon un projet de texte. « Je crois qu'il est pour le moins imprudent de commencer à parler d'autres plans avant de commencer à exécuter le nôtre », a insisté à nouveau hier M. Barroso.
Les Européens sont très réservés sur les appels des États-Unis à dépenser davantage face à l'ampleur de la crise mondiale.
« La première priorité est de bâtir une nouvelle architecture financière globale », indiquent clairement le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, dans une lettre commune diffusée hier. Ils se disent « déterminés à obtenir des résultats concrets » sur ce front au G20.
« Les Américains nous disent que ce qui est fondamental, c'est le soutien à l'économie », mais « nous pensons que ce serait une erreur de hiérarchiser les choses de cette manière », traduit un diplomate européen de haut rang.
Pour M. Sarkozy et Mme Merkel, l'Europe est déjà « aux avant-postes dans la lutte contre la récession », alors que la Commission européenne chiffre les efforts de relance de l'UE à 400 milliards d'euros pour 2009 et 2010, soit 3,3 % de son produit intérieur brut.
Mais ce chiffre est considéré par certains comme faussé. Il inclut non seulement les plans nationaux de relance proprement dits, mais aussi l'augmentation mécanique en Europe des dépenses sociales (allocations chômage par exemple) induites par la crise économique, grâce à l'État providence.
En comparaison, les États-Unis ont lancé en février un plan de relance de 787 milliards de dollars, représentant quelque 5,5 % de leur produit intérieur brut.
Qui plus est, les pays de l'UE n'arrivent pas à se mettre d'accord sur un plan européen d'investissements dans les infrastructures (énergie et Internet) proposé par la Commission et d'un montant de 5 milliards d'euros. Un compromis pourrait être conclu lors du sommet, car « politiquement c'est très mauvais en pleine crise » de bloquer sur un tel projet, reconnaît un diplomate.
L'aide aux pays d'Europe de l'Est, durement touchés par la crise financière, devrait aussi être évoquée. L'UE envisage d'augmenter encore son enveloppe de prêts d'urgence pour ses pays non membres de la zone euro confrontés à de graves problèmes financiers, selon le projet de texte final.
La Hongrie et la Lettonie ont déjà bénéficié de cette enveloppe, doublée en décembre - de 12 à 25 milliards d'euros. La Roumanie négocie à son tour des prêts.
Les dirigeants européens veulent resserrer les rangs jeudi et vendredi lors de leur sommet pour réclamer, en vue de la réunion du G20, une vraie réforme du système financier et résister aux pressions américaines en faveur d'une plus grande relance budgétaire mondiale.« L'enjeu du G20 de Londres (du 2 avril), c'est que les pays européens et la Commission parlent d'une seule voix », a souligné mardi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne (UE), qui se retrouveront à Bruxelles pour leur sommet traditionnel du printemps, vont pour cela « discuter plus en détail de la préparation de la réunion du G20...
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