À cette occasion, le ministre Chatah a mis l'accent sur l'importance du projet de réforme des dépenses publiques, soulignant qu'un des problèmes majeurs à ce niveau réside dans le fait que les budgets au Liban ne reflètent qu'une partie des dépenses de l'État. « Malgré les progrès réalisés dans le projet de budget 2009, celui-ci prévoit un déficit de 4 800 milliards de livres, alors que le déficit réel prévu s'élève à près de 6 000 milliards de livres, en raison des nombreux transferts et montants dépensés en dehors du budget », a-t-il expliqué. Les comptes de plusieurs administrations ne figurent pas en effet dans le budget national, à l'instar des comptes de l'EDL, qui « reçoit chaque année entre 1 500 et 2 500 milliards de livres, sous forme de transferts du Trésor », a-t-il ajouté. Afin d'augmenter la visibilité et de mieux maîtriser le budget, l'État devrait prendre ainsi une série de mesures visant à inclure tous les budgets annexes dans le budget principal. La consolidation budgétaire permettrait non seulement d'augmenter la visibilité, mais de fixer des objectifs sectoriels à moyen et long terme en planifiant les dépenses sur un certain nombre d'années, a expliqué Chatah, ajoutant que la réforme de l'administration fiscale constitue un prélude à une meilleure gestion de la dette publique. « Celle-ci fait d'ailleurs partie des principaux volets inclus dans le projet de réforme actuel. L'amélioration de cette gestion nécessite toutefois une meilleure coordination entre les diverses administrations, notamment entre la Banque du Liban et le ministère des Finances », a-t-il souligné.
La Banque mondiale avait jusque-là déboursé 30 millions de dollars pour la reconstruction des infrastructures des villages détruits par la guerre, cinq millions de dollars sous forme d'aide technique au secteur de l'électricité, et 15 millions de dollars pour la mise en œuvre de réformes dans le secteur social et celui de la santé. Enfin, 15 millions de dollars avaient été transférés à la Société financière internationale (SFI), bras privé de la BM, afin d'apporter un soutien direct au secteur privé.


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