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Liban

Coup d’envoi du projet de reconstruction de Nahr el-Bared

Les travaux de reconstruction du camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared (Liban-Nord) ont été lancés lors d'une cérémonie organisée hier, près de deux ans après les violents combats qui s'y sont déroulés entre l'armée et Fateh el-Islam. Des représentants de l'Unrwa, du gouvernement et de l'ambassade de Palestine, ainsi que l'ambassadrice des États-Unis Michelle Sison, ont posé la première pierre de la reconstruction. Karen Abou Zayd, commissaire générale de l'Unrwa, a souligné que faute de financement, les travaux ne permettront au départ que le retour d'un quart des 27 000 personnes encore réfugiées à l'extérieur de Nahr el-Bared. « Le financement que nous avons reçu jusqu'à présent ne suffit que pour reconstruire deux des huit secteurs couverts par le projet », a-t-elle déploré, appelant « les pays donateurs à faire preuve de plus de générosité ».
L'Unrwa a demandé 450 millions de dollars pour reconstruire Nahr el-Bared et ses environs, mais n'a recueilli jusqu'à présent que 120 millions. « Des milliers d'habitants devront encore vivre comme réfugiés dans les prochains mois », a souligné Mme Abou Zayd. Selon l'agence onusienne, plus de 50 % de la superficie du camp a été déblayée des ruines et des mines grâce à l'action de l'Unrwa et de « Handicap International ».
Notons que les États-Unis sont le plus grand donateur, avec 23,5 millions de dollars accordés à l'Unrwa, et une somme supplémentaire de 556 000 dollars pour l'équipement d'un nouveau dispensaire en février. Le gouvernement américain a également octroyé la somme de 12,5 millions de dollars aux Libanais vivant aux alentours de Nahr el-Bared.
En marge de la cérémonie organisée sous haute surveillance de l'armée, quelque 300 habitants du camp ont manifesté pour réclamer l'accélération des travaux de reconstruction. Une bousculade s'est produite lorsque des manifestants ont tenté de s'approcher des barbelés installés par l'armée pour empêcher l'accès à la cérémonie, poussant des soldats à tirer en l'air.
« Nous réclamons l'allègement des mesures de sécurité à l'entrée du camp et un engagement sérieux pour la reconstruction du camp, car il y a des milliers de personnes qui vivent encore dans des entrepôts et des logements temporaires », a affirmé à l'AFP Othman Badr, responsable du Comité de réfugiés de Nahr el-Bared.
« C'est un symbole. Nous sommes tout à fait résolus à voir ce camp reconstruit. C'est aussi une réponse à 5 000 personnes qui auront l'occasion de regagner leurs foyers dans les 12 à 16 mois qui viennent », a déclaré Salvatore Lombardo, directeur de l'Unrwa au Liban, à Nazih Siddik de l'AFP, peu avant le coup d'envoi des travaux.
La reconstruction ne débutera que dans un mois, les terrains devant une nouvelle fois être sondés pour s'assurer qu'ils ne recèlent plus aucune munition non explosée, et les autorités libanaises doivent encore délivrer de nouveaux permis de construire.
Par ailleurs, le Premier ministre Fouad Siniora a présidé hier une réunion, au Grand Sérail, du comité chargé de reconstruire le camp, en présence du président du comité de dialogue libano-palestinien Khalil Mekkaoui, du président du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) Nabil Jisr, du directeur général du ministère des Travaux, Fadi Nammar, du directeur général du bureau de consultants Khatib et Alami, Samir Khatib, et d'un nombre d'experts. Le comité a débattu des détails techniques et légaux de la reprise des travaux de reconstruction.
Les travaux de reconstruction du camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared (Liban-Nord) ont été lancés lors d'une cérémonie organisée hier, près de deux ans après les violents combats qui s'y sont déroulés entre l'armée et Fateh el-Islam. Des représentants de l'Unrwa, du gouvernement et de l'ambassade de Palestine, ainsi que l'ambassadrice des États-Unis Michelle Sison, ont posé la première pierre de la reconstruction. Karen Abou Zayd, commissaire générale de l'Unrwa, a souligné que faute de financement, les travaux ne permettront au départ que le retour d'un quart des 27 000 personnes encore réfugiées à l'extérieur de Nahr el-Bared. « Le...
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