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Liban

Souhaid dénonce « une menace claire de compromettre les élections »

Le secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid, a affirmé hier à L'Orient-Le Jour que les propos du président syrien Bachar el-Assad constituent « une menace claire de compromettre les élections ».
« Il est sûr que le Tribunal spécial pour le Liban ne figurait pas au menu des négociations américano-syriennes lors de la visite du sous-secrétaire d'État, Jeffrey Feltman, à Damas. Or le président syrien espérait pouvoir obtenir un compromis sur le tribunal ; et, dans ce sens, ces propos montrent qu'il a perdu espoir. C'est pourquoi il est en train d'insinuer clairement que l'avenir de la stabilité au Liban - en d'autres termes, la perspective d'un retour à l'instabilité - dépend de Damas et des résultats sur lesquels le TSI risque de déboucher », a estimé M. Souhaid.
Et de poursuivre : « Concernant les élections, les propos du président syrien constituent une ingérence flagrante dans les affaires libanaises. Bachar el-Assad propose un compromis pré-électoral au Liban, dans la lignée des propos tenus avant lui par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Ce dernier souhaitait consacrer le principe du tiers de blocage, pour substituer un compromis électoral au suffrage démocratique. Dans la même perspective, Assad réclame un compromis électoral avant les élections, en laissant entendre que l'alternative à ce compromis est, comme d'habitude, le chaos (organisé) sur le plan de la stabilité et de la sécurité. Il faut croire que c'est là le résultat des craintes qu'une victoire du 14 Mars aux élections lui inspire », a poursuivi Farès Souhaid.
« Au prochain sommet arabe, Bachar el-Assad va tenter de convaincre les Égyptiens et les Saoudiens de favoriser un compromis politique avant les élections. Ces derniers propos sont, à n'en point douter, une menace claire et évidente de compromettre les prochaines élections au Liban », a ajouté le secrétaire général du 14 Mars.
Le secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid, a affirmé hier à L'Orient-Le Jour que les propos du président syrien Bachar el-Assad constituent « une menace claire de compromettre les élections ». « Il est sûr que le Tribunal spécial pour le Liban ne figurait pas au menu des négociations américano-syriennes lors de la visite du sous-secrétaire d'État, Jeffrey Feltman, à Damas. Or le président syrien espérait pouvoir obtenir un compromis sur le tribunal ; et, dans ce sens, ces propos montrent qu'il a perdu espoir. C'est pourquoi il est en train d'insinuer clairement que l'avenir de la stabilité au Liban - en d'autres termes, la perspective d'un retour à...
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