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Liban : lancement de la reconstruction du camp palestinien de Nahr el-Bared

Les travaux de reconstruction du camp de réfugiés palestiniens de Nahr e l-Bared dans le nord du Liban ont été lancés lors d'une cérémonie lundi, près de deux ans après les violents combats qui s'y sont déroulés entre l'armée libanaise et un groupuscule islamiste.

Des représentants de l'agence des Nations unies pour les réfugiés (UNRWA), du gouvernement libanais et de l'ambassade de " Palestine " au Liban ont posé la première pierre de la reconstruction. Le camp avait été rasé lors des affrontements de 2007 entre l'armée et le Fateh el-Islam qui en avaient chassé ses quelque 31.000 habitants.

La cérémonie marque " la promesse sincère d'un nouveau départ pour les réfugiés qui ont perdu leurs maisons et leurs sources de revenus ", a assuré Karen Abou Zayd, commissaire générale de l'UNRWA.

Elle a toutefois souligné que, faute de financement, les travaux ne permettront initialement que le retour d'un quart des 27.000 personnes encore réfugiées à l'extérieur de Nahr al-Bared.

" Le financement que nous avons reçu jusqu'à présent ne suffit que pour reconstruire deux des huit secteurs couverts par le projet ", a-t-elle déploré, appelant " les pays donateurs à faire preuve de davantage de générosité ".

L'UNRWA a demandé 450 millions de dollars pour reconstruire Nahr el-Bared et ses environs, mais n'a recueilli jusqu'à présent que 120 millions.

" Des milliers d'habitants devront encore vivre comme réfugiés dans les prochains mois ", a souligné Mme Abou Zayd.

Selon l'agence onusienne, plus de 50% de la superficie du camp a été déblayée des ruines et des mines grâce à l'action de l'UNRWA et de Handicap International.

En marge de la cérémonie organisée sous haute surveillance de l'armée, quelque 300 habitants du camp ont manifesté pour réclamer l'accélération des travaux de reconstruction.

Une bousculade s'est produite lorsque des manifestants ont tenté de s'approcher des barbelés installés par l'armée pour empêcher l'accès à la cérémonie, poussant des soldats à tirer en l'air.

" Nous réclamons l'allègement des mesures de sécurité à l'entrée du camp et un engagement sérieux pour la reconstruction du camp, car il y a des milliers de personnes qui vivent encore dans des entrepôts et des logements temporaires ", a affirmé à l'AFP Othman Badr, responsable du Comité de réfugiés de Nahr el-Bared.

Les combats à Nahr el-Bared avaient duré plus de trois mois et fait plus de 400 morts, dont 168 soldats libanais.

La reconstruction doit durer environ trois ans, avait affirmé à l'AFP en février Ziad el-Sayegh, conseiller auprès du comité de dialogue libano-palestinien (gouvernemental).


Des représentants de l'agence des Nations unies pour les réfugiés (UNRWA), du gouvernement libanais et de l'ambassade de " Palestine " au Liban ont posé la première pierre de la reconstruction. Le camp avait été rasé lors des affrontements de 2007 entre l'armée et le Fateh el-Islam qui en avaient chassé ses quelque 31.000 habitants.
La cérémonie marque " la promesse sincère d'un nouveau départ pour les réfugiés qui ont perdu leurs maisons et leurs sources de revenus ", a assuré Karen Abou Zayd, commissaire générale de l'UNRWA.
Elle a toutefois souligné que, faute de financement, les travaux ne permettront initialement que le retour d'un quart des 27.000 personnes encore réfugiées...