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Économie - Énergie

Le pétrole rebondit, dopé par la Chine et les Bourses

Les cours du pétrole rebondissaient énergiquement hier en fin d'échanges européens, aiguillonnés par une décrue inattendue des réserves de brut aux États-Unis, des espoirs de relance économique en Chine et l'humeur euphorique des marchés d'action.
Vers 17h00 GMT, le Brent de la mer du Nord pour livraison en avril gagnait 2,16 dollars sur l'InterContinental Exchange de Londres, par rapport à la clôture de la veille, à 45,86 dollars le baril. À New York, le baril de « light sweet crude » pour livraison en avril prenait 2,84 dollars à 44,49 dollars.
Le rapport du département américain de l'Énergie a, comme c'est souvent le cas, pris de court le marché en révélant un recul des réserves de brut, de 700 000 barils, alors que les analystes tablaient sur une hausse d'un million de barils.
À l'inverse, les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fuel de chauffage) ont progressé de 1,7 million de barils et ceux d'essence de 200 000 barils, alors que les analystes anticipaient une baisse de ces réserves.
« Ces chiffres n'étaient pas mauvais et le marché était déjà engagé dans une tendance à la hausse avant leur publication », a commenté Robert Montefusco, de la maison de courtage Sucden.
Les opérateurs ont donc retenu les éléments les plus haussiers du rapport : la progression des réserves de brut et une légère accélération de la cadence des raffineries, signe que la demande de brut pourrait repartir.
Dans la matinée, les prix avaient déjà été dopés par des espoirs de relance économique en Chine, locomotive de la croissance de la demande pétrolière dans le monde.
La production manufacturière a continué à décliner en février, pour le cinquième mois consécutif, mais moins fortement que précédemment, selon un indice des directeurs d'achat (PMI) publié hier.
« Ce matin, les prix du brut ont progressé, après des nouvelles économiques positives en provenance de Chine laissant espérer que l'économie chinoise allait sortir rapidement de la crise », a ainsi commenté Nimit Khamar, de la maison de courtage Sucden.
Troisième stimulus, les Bourses européennes ont fortement rebondi hier. Et malgré des chiffres de l'emploi privé exécrables, la Bourse de New York était également en hausse.
Or, les Bourses sont actuellement utilisées par les opérateurs comme jauge pour les perspectives de demande pétrolière.
En deux séances, les cours de l'or noir reprenaient ainsi le terrain perdu lundi, séance où ils avaient perdu 10 % de leur valeur à New York.
Les opérateurs tentent par ailleurs toujours de décoder les intentions du cartel, à l'approche de sa réunion à Vienne le 15 mars.
L'organisation est forte d'une crédibilité inédite auprès du marché, car les baisses de production (4,2 millions de barils par jour en tout) auxquelles elle s'est engagée fin 2008 semblent avoir été appliquées en quasi-totalité par ses membres.
Les cours du pétrole rebondissaient énergiquement hier en fin d'échanges européens, aiguillonnés par une décrue inattendue des réserves de brut aux États-Unis, des espoirs de relance économique en Chine et l'humeur euphorique des marchés d'action.Vers 17h00 GMT, le Brent de la mer du Nord pour livraison en avril gagnait 2,16 dollars sur l'InterContinental Exchange de Londres, par rapport à la clôture de la veille, à 45,86 dollars le baril. À New York, le baril de « light sweet crude » pour livraison en avril prenait 2,84 dollars à 44,49 dollars.Le rapport du département américain de l'Énergie a, comme c'est souvent le cas, pris de court le marché en révélant un recul des...
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