À cette occasion, une nouvelle mise en garde contre la dégradation de l'environnement du monde arabe a été lancée par le « Forum arabe de l'environnement et de la croissance », une association interarabe financée par des fonds privés.
La lecture du rapport annuel du forum, clou de la session, a permis au secrétaire général du forum, Nagib Saab, de brosser un tableau inquiétant des dangers qui nous guettent et guettent notre environnement.
Qu'on en juge : une facture de santé annuelle de 5 milliards de dollars, du fait de la seule pollution atmosphérique due aux moyens de transport ; un niveau de pollution de l'air 8 fois supérieur aux normes admises, avec des niveaux de plomb et de soufre dépassant les normes admises de plusieurs centaines de fois ; une projection affolante de la quantité de mètres cubes d'eau par personne et par an, à partir de 2015 (1 000 litres) ; l'abus et le gaspillage de l'eau potable à des fins d'irrigation (80 % de l'eau potable) ; des pertes annuelles de 5 milliards de dollars en raison du processus de désertification... et le reste à l'avenant.
Prenant la parole en début de séance, le Premier ministre a jugé qu'il était temps d'introduire, dans le budget annuel des États arabes, un coefficient de dégradation de l'environnement.
Pour M. Siniora, la protection de l'environnement « n'est pas incompatible avec la rentabilité économique, du fait que le coût de cette protection est compensé par l'amélioration de la facture sanitaire, tout en favorisant le tourisme et en attirant les investissements ».
Par ailleurs, M. Siniora y est allé de ses propres chiffres, parlant de la calcination, dans un incendie de forêt cette année, d'un nombre d'arbres supérieur à tout ce qu'on a planté en 17 ans...


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