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Liban

Paris estime que le TSL fait réfléchir les terroristes

Au-delà du soutien ferme et de la contribution de la France au Tribunal spécial pour le Liban (TSL), Paris estime que cette instance a déjà créé chez les organisations ou régimes qui commettent des attentats terroristes un climat que l'on peut situer entre la dissuasion et l'appréhension. Cette réflexion a été faite par un responsable proche du ministère des Affaires étrangères qui a indiqué que l'entrée en lice du TSL vient renforcer l'idée que le temps de l'impunité totale est révolu pour ceux qui commettaient des crimes politiques et se protégeaient derrière des immunités ou d'autres barrières politiques.
Ce responsable a laissé entendre qu'un mandat d'arrêt ne garantit pas un effet de dissuasion réel, mais peut constituer un frein pour ceux qui ont tendance à régler les problèmes par les attentats et les assassinats. Il a expliqué qu'avec le Tribunal spécial pour le Liban, un nouveau climat règne aujourd'hui dans la région et même dans le monde entier. En particulier chez ceux qui ont tendance à recourir à la violence pour régler des différends ou des conflits politiques.
Au sujet des exploitations politiques possibles des résultats de l'enquête et plus tard des verdicts du TSL, ce responsable a estimé qu'elles existent déjà, mais que le seul fait que le tribunal soit entré en activité a créé ce climat qui fera désormais réfléchir tous ceux qui pensent recourir à la violence pour éliminer des adversaires ou modifier des données politiques quelconques dans un pays déterminé. Il a estimé que l'effet du TSL s'ajoute à ceux déjà provoqués par d'autres tribunaux internationaux créés pour des pays et des régions tels que le Soudan, l'ex-Yougoslavie et d'autres instances statuant en matière de génocides ou de crimes politiques.

Craintes postlégislatives
À propos d'éventuelles inquiétudes que pourraient exprimer les spécialistes de la situation au Liban au Quai d'Orsay sur les élections législatives du 7 juin, ce responsable a indiqué que ces craintes ne portent pas sur la période préélectorale ou même le déroulement du scrutin lui-même, mais sur la situation qui pourrait prévaloir après ces élections. Comprendre que le camp qui se retrouverait en minorité à l'Assemblée après le 7 juin pourrait ne pas reconnaître la victoire de la partie adverse et porter le conflit dans la rue.
Dans ce contexte, il a laissé entendre que la diplomatie française garde toujours à l'esprit le rôle et l'influence de la Syrie et que le Liban est pratiquement présent dans tout entretien ou contact franco-syrien. Il a affirmé à cet égard que Damas peut jouer un rôle positif et prévenir tout dérapage sur la scène politique libanaise grâce à ses alliés locaux remarquant au passage que le retard apporté par Damas à inaugurer les activités de son ambassade à Beyrouth ne manque pas de poser plusieurs points d'interrogation. Position d'ailleurs exprimée publiquement il y a environ une semaine par le ministre Bernard Kouchner qui a souhaité qu'un ambassadeur syrien soit nommé au Liban le plus rapidement possible.
Au-delà du soutien ferme et de la contribution de la France au Tribunal spécial pour le Liban (TSL), Paris estime que cette instance a déjà créé chez les organisations ou régimes qui commettent des attentats terroristes un climat que l'on peut situer entre la dissuasion et l'appréhension. Cette réflexion a été faite par un responsable proche du ministère des Affaires étrangères qui a indiqué que l'entrée en lice du TSL vient renforcer l'idée que le temps de l'impunité totale est révolu pour ceux qui commettaient des crimes politiques et se protégeaient derrière des immunités ou d'autres barrières politiques.Ce responsable a laissé entendre qu'un mandat d'arrêt ne...
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