Aucun progrès majeur n'a été enregistré au cours de la séance en ce qui concerne la stratégie de défense nationale, les participants s'étant simplement entendus sur « la poursuite des travaux du comité d'experts en vue de trouver des points d'accord et d'aboutir à un projet unifié » en la matière, selon le communiqué final, publié à l'issue de la réunion.
Le communiqué a également souligné que les participants sont également convenus de « collaborer avec toutes les autorités et les références pour garantir un maximum de stabilité politique et sécuritaire en vue des élections législatives ». Ils se sont aussi entendus sur « le rejet de toute forme de violence, même verbale », promettant de « demander au gouvernement d'appliquer minutieusement la loi électorale » et de « ne protéger aucun auteur d'infraction ». « Les partisans des différentes parties sont appelés à respecter ces points qui constituent des garanties devant accompagner le déroulement des élections », a ajouté le texte qui a précisé que les Quatorze se réuniront à nouveau le 28 avril prochain.
L'intervention de Sleiman
Le communiqué final a en outre indiqué que Michel Sleiman a pris la parole en début de séance, rappelant que « l'étude de la stratégie de défense nécessite du temps et doit reposer sur un ensemble d'éléments politiques externes et internes ». « Le contexte actuel est favorable à la restauration de l'unité arabe et au dialogue avec le monde arabe, ainsi qu'à la résolution du conflit israélo-palestinien sans que ceci ne se fasse au détriment du Liban », a-t-il ajouté.
Le chef de l'État a également mis l'accent sur la nécessité de « créer un climat d'accalmie propice à la tenue des prochaines législatives ». « Ces élections sont nécessaires pour créer un climat qui puisse permettre de poursuivre le dialogue et de s'entendre sur une stratégie de défense », a-t-il dit, insistant sur le rôle des chefs de file des différentes parties dans le maintien du calme.
Michel Sleiman a en outre appelé les différentes forces à « collaborer pour permettre au gouvernement de pourvoir aux postes vacants au niveau de l'administration à l'approche des élections ».
Réagissant au lancement du Tribunal spécial pour le Liban, le président de la République a exprimé son souhait que cette mesure « puisse permettre de fermer un dossier douloureux, à l'abri de toute politisation ».

