La délégation a remis au chef de l'État un mémorandum l'invitant notamment à prendre l'initiative de promouvoir l'adoption définitive d'une loi électorale fondée sur le mode de scrutin proportionnel, jugé plus juste, plus conforme à la réalité libanaise et plus à même de garantir la représentation de toutes les parties que le mode majoritaire.
Dans sa réponse, le président de la République a souligné que la loi électorale en vigueur sera modifiée à long terme, notant que « tout le monde a approuvé cette loi mais personne n'en veut » réellement.
Le chef de l'État a estimé d'autre part que les propos tenus par certaines parties (au sein de l'alliance du 14 Mars) faisant savoir qu'elles ne participeraient pas au pouvoir en cas de défaite aux élections législatives auraient pu être évités. Selon lui, l'adoption de la proportionnelle contribuerait à régler beaucoup de problèmes de ce genre.
« C'est ici qu'intervient le rôle du chef de l'État pour assurer la présence de toutes les parties dont la représentation est conséquente », a-t-il dit, avant d'ajouter : « Il est de la responsabilité du président de la République de veiller à maintenir une composition gouvernementale conforme à la Constitution, dont la nature est consensuelle. Nous ne pouvons plus accepter qu'une fraction quelconque soit mise à l'écart. »
« La démocratie est la volonté de trouver la solution qui sied à la société », a poursuivi M. Sleiman, tout en soulignant, d'autre part, que « la démocratie commande aussi d'accepter les résultats des lois édictées ».
Pour le président de la République, « il est nécessaire qu'il y ait davantage de variété dans la représentation, car tout problème qui se pose aujourd'hui est immédiatement polarisé par les principaux protagonistes ».
Cependant, a-t-il souligné, « les choses peuvent paraître difficiles et complexes, mais cela ne veut pas dire que les problèmes sont impossibles à résoudre, simplement que les solutions prennent du temps ».
Par ailleurs, le président Sleiman a reçu le ministre d'État pour le Développement administratif, Ibrahim Chamseddine, puis l'ancien député Ghattas Khoury.


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