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Économie - Crise Financière

Les États devraient à nouveau voler au secours de leurs banques

Aux États-Unis comme en Europe, les banques chancelantes comptent à nouveau sur l'État à l'image de Royal Bank of Scotland et LBG qui préparent des restructurations soutenues par Londres et Paris qui refinancera l'union Caisse d'épargne-Banque populaire.
Aux États-Unis, le département du Trésor a annoncé hier les nouvelles modalités de recapitalisation des banques par l'État, qui ouvrent la porte à une éventuelle nationalisation, puisqu'il pourra convertir sa participation en actions communes, avec droit de vote. Ces modalités seront applicables dès mercredi si le privé ne peut pas répondre aux besoins en capital.
Les rumeurs de nationalisation se sont multipliées tout au long de la semaine dernière à propos de Citigroup, mais aussi de Bank of America, toutes deux recapitalisées à hauteur de 45 milliards de dollars chacune ces derniers mois.
En Grande-Bretagne, le gouvernement a annoncé hier le retour de la banque nationalisée Northern Rock sur le marché des prêts immobiliers. Le ministre des Finances Alistair Darling l'a présenté comme une « parmi toute une série de mesures pour rebâtir le système bancaire ». Selon la presse, Londres devrait lancer jeudi la principale disposition de son second plan de sauvetage bancaire, présenté le mois dernier. Son principe est que l'État assurera les banques contre le risque de pertes générées par leurs actifs « toxiques », comme les fameux prêts « subprime ». Selon la presse, Royal Bank of Scotland (RBS) et Lloyds Banking Group (LBG), détenues par l'État à près de 70 % et 43 % respectivement, pourraient faire assurer jusqu'à près de 500 milliards de livres d'actifs, soit plus de 560 milliards d'euros. En outre, RBS devrait dévoiler à la fois des pertes colossales pour 2008 et de massives cessions d'actifs.
En Allemagne, le gouvernement a démenti hier avoir l'intention de créer une « banque pour l'économie », capable de répondre aux problèmes de liquidités des entreprises, contrairement à des informations de presse. « Il n'y a aucun projet en ce sens », a assuré le porte-parole du ministère de l'Économie, estimant toutefois qu'un tel projet ne pouvait relever que « d'entreprises qui mettraient sur pied une banque privée ». Plusieurs entreprises allemandes, dont le constructeur Opel et l'équipementier Schaeffler, ont fait récemment appel à l'aide de l'État, se plaignant de la raréfaction du crédit. Le gouvernement allemand n'a toujours pas pris de décision.
En France, l'État va injecter « entre 2,5 et 5 milliards d'euros » sous la forme de prêts subordonnés dans le nouvel ensemble Caisse d'épargne - Banque populaire, dont il a précipité le mariage. La fusion devrait être officialisée cette semaine. Paris veut ainsi donner « une taille stratégique » à ce qui va devenir la deuxième banque française, a indiqué hier la ministre française de l'Économie Christine Lagarde, sans évoquer de prise de participation dans la nouvelle banque. Mais le nouveau patron de l'ensemble sera, selon la presse, issu d'un proche collaborateur du président de la République, à savoir François Pérol, secrétaire adjoint de l'Élysée.
En revanche, au Japon, c'est vers le marché que s'est tourné le groupe de services financiers Nomura, qui a annoncé lundi une augmentation de capital de plus de 36 %, qui atteindrait au cours actuel 331,7 milliards de yens (2,86 milliards d'euros).
La perspective d'aides des États aux banques ont momentanément regonflé un peu le moral des Bourses européennes hier avant qu'elles ne rechutent à la clôture. Ainsi, les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi au terme de séances indécises, les marchés restant déprimés après leur chute de vendredi, alors que les craintes persistent sur les secteurs financier et automobile : le Footsie a terminé en nette baisse de 0,99 % à Londres, à Paris le CAC 40 a fini en baisse de 0,82 % et le Dax cédait 1,95 % à Francfort, alors que Tokyo a terminé en baisse de 0,54 %.
Aux États-Unis comme en Europe, les banques chancelantes comptent à nouveau sur l'État à l'image de Royal Bank of Scotland et LBG qui préparent des restructurations soutenues par Londres et Paris qui refinancera l'union Caisse d'épargne-Banque populaire.Aux États-Unis, le département du Trésor a annoncé hier les nouvelles modalités de recapitalisation des banques par l'État, qui ouvrent la porte à une éventuelle nationalisation, puisqu'il pourra convertir sa participation en actions communes, avec droit de vote. Ces modalités seront applicables dès mercredi si le privé ne peut pas répondre aux besoins en capital.Les rumeurs de nationalisation se sont multipliées tout au long de la semaine dernière...
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