Rechercher
Rechercher

Économie - International - Monnaies

Le marché des changes connaît de fortes turbulences

Les banques de l'Est en première ligne.
Le marché des changes connaît de fortes turbulences depuis plusieurs jours, l'euro s'affaiblissant notamment face au dollar mais se renforçant face aux devises d'Europe de l'Est, en raison des rapatriements de fonds opérés par des investisseurs confrontés à l'aggravation de la crise économique.
Pâtissant depuis plusieurs semaines, comme l'ensemble des grandes devises, des rapatriements de billets verts, l'euro a touché hier en début d'échanges européens son plus bas en deux mois face au dollar à 1,26 dollar. Depuis ses records de juillet dernier, au-dessus d'1,60 dollar, la monnaie unique a perdu plus de 20 % de sa valeur.
« Ce processus de "deleveraging" (rapatriement d'actifs, l'inverse du "leveraging" qui correspond à des levées de fonds), qui touche en ce moment les monnaies de l'Est, est renforcé par les difficultés internes à ces pays », expliquait Audrey Childe-Freeman, de Brown Brothers Harriman.
Les monnaies de plusieurs pays d'Europe centrale accusent depuis plusieurs jours d'importantes chutes face à la monnaie unique.
Le forint hongrois a atteint mardi son plus bas niveau historique face à la monnaie commune (309,68 forints pour un euro), la couronne tchèque est descendue à 29,68 couronnes face à l'euro, son plus bas depuis novembre 2005, et la monnaie roumaine (leu) taquinait son plancher historique enregistré le 31 janvier, avec un euro coté à 4,34 lei.
Le gouvernement polonais s'est déclaré prêt à intervenir, hier, pour défendre le zloty si son cours tombe sous le seuil de 5 zlotys pour un euro, alors que la monnaie polonaise est tombée à 4,93 zlotys pour un euro, un plus bas depuis l'adhésion de la Pologne à l'UE en 2004.
De son côté, l'euro restait chahuté, tant par le « deleveraging » persistant en faveur du dollar que par les faiblesses propres à son secteur financier, mis en péril par le déséquilibre mondial.
« L'avertissement de l'agence de notation Moody's sur les banques d'Europe de l'Est et leur impact potentiel (de défaut de paiement, ndlr) sur la zone euro a été particulièrement dommageable pour la monnaie unique en ce début de semaine », commentait Audrey Childe-Freeman.
L'agence de notation financière Moody's a en effet souligné mardi dans une étude l'exposition des banques d'Europe de l'Ouest vis-à-vis de leurs filiales d'Europe de l'Est, en rappelant que les difficultés de ces dernières auraient des répercussions négatives sur leurs maisons-mères.
Dans un communiqué résumant les principales conclusions de son étude, l'agence de notation a relevé que les banques de six pays (Autriche, Italie, France, Belgique, Allemagne et Suède) concentraient quelque 84 % des avoirs revendiqués par les banques ouest-européennes en Europe de l'Est.
Mais l'effondrement des monnaies d'Europe de l'Est, face à l'euro, comme de ce dernier, face au dollar, n'est qu'un des effets d'une crise de confiance liée au ralentissement de l'économie mondiale et au tarissement du crédit qui fait se précipiter les investisseurs dans des valeurs dites « refuge ».
Les analystes soulignaient ainsi le rebond de l'or qui était en nette hausse mardi, après avoir touché un plus haut depuis plus de sept mois à 967,15 dollars.
Cette répercussion de la crise mondiale dans ces économies fragiles faisait dire ainsi aux analystes de Standard Chartered, à l'instar de saint Augustin : « Rendez-nous chastes, mais pas tout de suite. » Ils recommandent aux pays de l'Ouest de continuer à consommer et remettre l'austérité à plus tard, donc d'arrêter ou limiter le « deleveraging », tandis que les économies émergentes seraient bien inspirées d'épargner maintenant et de soutenir la croissance, une fois le gros de la crise passé.
Le marché des changes connaît de fortes turbulences depuis plusieurs jours, l'euro s'affaiblissant notamment face au dollar mais se renforçant face aux devises d'Europe de l'Est, en raison des rapatriements de fonds opérés par des investisseurs confrontés à l'aggravation de la crise économique.Pâtissant depuis plusieurs semaines, comme l'ensemble des grandes devises, des rapatriements de billets verts, l'euro a touché hier en début d'échanges européens son plus bas en deux mois face au dollar à 1,26 dollar. Depuis ses records de juillet dernier, au-dessus d'1,60 dollar, la monnaie unique a perdu plus de 20 % de sa valeur.« Ce processus de "deleveraging" (rapatriement d'actifs, l'inverse du "leveraging" qui correspond à...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut