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Culture

Charles Khoury, d’hier et d’aujourd’hui

En peintures, sculptures monochromes ou colorées, éclatantes ou ternes, le travail de Charles Khoury peuple l'espace de la galerie Janine Rubeiz* et illustre en traits et couleurs le parcours de ce talentueux artiste.
Il venait récemment d'exposer ses toiles et ses gravures au CCF et le voilà qui récidive avec cette large exposition composée d'acryliques sur jute mais aussi de sculptures, « des assemblages », dit-il, réalisés depuis dix ans et qui viennent de sortir en légion, au grand jour.
Charles Khoury ne se repose pas. Il a tellement d'idées qui grouillent dans sa tête et tellement de couleurs qui pétillent dans ses yeux, « mais si peu de temps pour tout faire », rectifie-t-il comme cet enfant qui aurait toujours hâte d'ouvrir sa boîte de coloriage. Avec le même bonheur et le même étonnement renouvelés. Dans cette galerie aux multiples chambres, les œuvres semblent dialoguer et se répondre en écho.
« Il y a le passé et le présent du travail de l'artiste qui s'affirment dans cette palette diversifiée et un futur qui se profile à l'horizon à travers des toiles toutes récentes et des nouvelles esquisses », signale Nadine Majdalani Begdache.
Mais au centre de toutes ces expérimentations artistiques, il y a toujours, et en permanence, « l'être », principale angoisse de l'artiste.
Homme de Cro-Magnon, figure défigurée, diluée dans des lavis, éclatée, dénaturée, distordue mais aussi homme insecte, fourmillant sous forme de multiples montages en bois noirs ou encore homme androïde, humanoïde robotisé en marche vers l'avenir.
« Ce sont des interrogations que j'aime traduire artistiquement, non pas sur un ton grave mais d'une manière ludique », dit-il. En effet, sur ces surfaces, pas de discours philosophique mais un travail qui prend l'allure de jeu.
Un jeu où les figures pas encore humaines et comme en quête d'humanité se retrouvent tantôt cloisonnées dans des cases, soit flottantes sur des toiles en jute libérées de tout châssis.
Ainsi, pour cet architecte des couleurs, tout support est bon à véhiculer ce langage artistique qui se déploie sans contrainte. Prolifique, Khoury semble avoir emmagasiné durant plus de dix ans des images et des impressions dans sa tête qu'il déverse aujourd'hui. « Mes couleurs, je les répands, les associe, les marie, en instaurant un équilibre entre les masses colorées. Et de conclure : « La peinture n'est ni une formule ni une équation, mais un dialogue qui se construit peu à peu et un mystère qui reste insolvable. »
Et si Charles Khoury pense déjà posséder les clefs du trait et de la couleur, il avoue qu'il lui faut encore beaucoup de temps et de travail pour pouvoir dévérouiller toutes les portes.

*Galerie Janine Rubeiz. Ouvert du mardi au vendredi de 10 heures à 19 heures. Et le samedi de 10 heures à 14 heures. Tél : 01/868290. 
Il venait récemment d'exposer ses toiles et ses gravures au CCF et le voilà qui récidive avec cette large exposition composée d'acryliques sur jute mais aussi de sculptures, « des assemblages », dit-il, réalisés depuis dix ans et qui viennent de sortir en légion, au grand jour. Charles Khoury ne se repose pas. Il a tellement d'idées qui grouillent dans sa tête et tellement de couleurs qui pétillent dans ses yeux, « mais si peu de temps pour tout faire », rectifie-t-il comme cet enfant qui aurait toujours hâte d'ouvrir sa boîte de coloriage. Avec le même bonheur et le même étonnement renouvelés. Dans cette galerie aux multiples chambres, les œuvres semblent dialoguer et se...
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