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Liban

Affaire Hariri : l’enquête reprend le chemin de Damas

Commémoration Au moment où les préparatifs de la manifestation traditionnelle du 14 février se sont poursuivis hier, plusieurs personnalités ont rendu hommage à Rafic Hariri, assassiné il y a exactement quatre ans.
Le Liban commémore aujourd'hui l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, de l'ancien ministre Bassel Fleyhane, de leurs compagnons et des civils fauchés il y a quatre ans, jour pour jour, par l'attentat du 14 février.
À cette occasion, les partisans de la coalition du 14 Mars se donneront rendez-vous à 10 heures, place des Martyrs, pour prendre part à un rassemblement placé sous le signe de la justice et de la liberté, vu qu'il intervient à deux semaines du lancement du tribunal international. Les préparatifs de cette manifestation se sont accélérés hier, les différentes composantes de l'alliance majoritaire ayant dynamisé leurs machines partisanes pour encourager leurs sympathisants à prendre part à l'événement. Place des Martyrs, 100 000 chaises en plastique ont été disposées en longues rangées. Les équipes techniques ont continué à installer le dispositif sonore, alors que les forces de l'ordre ont renforcé leur dispositif de sécurité autour des lieux.
Le rassemblement devrait durer jusqu'aux alentours de 13 heures. Il sera émaillé de diverses activités organisées en hommage à Rafic Hariri ainsi que de quatre discours que prononceront Saad Hariri, Walid Joumblatt, Samir Geagea et Amine Gemayel.

Siniora
Dans ce contexte, le Premier ministre Fouad Siniora a publié un article intitulé « Rafic Hariri martyr : la force de la présence dans le souvenir de l'absence ». Il y a rendu un vibrant hommage à son prédécesseur assassiné qui était guidé, selon lui, par « le sens de l'intérêt général, l'esprit d'initiative et des convictions profondes ». « Rafic Hariri pensait que toute action politique doit servir à renforcer l'État et ses institutions, a-t-il poursuivi. Les capacités de l'individu sont limitées. Mais les institutions publiques servent l'intérêt général et assurent la continuité. L'État doit œuvrer pour l'amélioration du quotidien de la population et défendre les intérêts de la patrie. »
« Les meurtriers ont cru pouvoir anéantir Rafic Hariri en l'assassinant, a aussi souligné Fouad Siniora. Ils ont certes réussi à organiser un attentat terroriste contre lui. Mais son souvenir est de plus en plus présent dans la conscience des Libanais, des Arabes et du monde entier, grâce aux exploits qu'il a réussis et aux œuvres qu'il a achevées. Les valeurs pour lesquelles Rafic Hariri a milité continueront à inspirer les Libanais et les Arabes », a conclu le Premier ministre.

Une « réponse au 7 mai »
Par ailleurs, le ministre de l'Information Tarek Mitri a rendu hommage à Rafic Hariri qui « était intransigeant en matière d'indépendance du Liban ». « Il a réussi à concilier la loyauté au Liban et l'engagement envers l'arabité, a souligné M. Mitri. Il a lutté avec patience et courage pour édifier un État uni et moderne pour tous les Libanais. Que l'anniversaire de son assassinat soit l'occasion de réitérer notre attachement à la liberté et à la justice ».
Le ministre d'État Jean Oghassabian a estimé que le rassemblement du 14 février constitue « une réponse démocratique et pacifique au 7 mai 2008 ». « Il s'agit d'une occasion de réitérer aux martyrs notre engagement à poursuivre leur lutte en faveur de la souveraineté et de la justice », a-t-il ajouté.

Kabbani et Zaki
Sur un autre plan, plusieurs personnalités politiques et religieuses ainsi que des délégations populaires se sont recueillies hier devant la sépulture de Rafic Hariri, place des Martyrs.
Le mufti de la République, Mohammad Rachid Kabbani, s'est notamment rendu, à la tête d'une délégation d'ulémas sunnites, sur la tombe de l'ancien Premier ministre assassiné. En quittant les lieux, il a salué la mémoire de « l'architecte de Taëf qui a joué un rôle considérable dans la reconstruction du Liban et la consécration de la paix ». « Rafic Hariri était un grand leader pour la patrie et non seulement pour sa communauté, a-t-il ajouté. J'appelle toutes les parties à faire preuve de sagesse dans la gestion du pays et à adopter un discours calme pour renforcer l'unité du peuple. J'appelle également à la plus vaste mobilisation demain (aujourd'hui) pour rendre hommage au martyr Rafic Hariri. »
De son côté, l'ambassadeur palestinien, Abbas Zaki, a déposé une gerbe sur la tombe de Rafic Hariri au nom du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. « Rafic Hariri était un homme d'État, a-t-il déclaré. Son soutien à la cause palestinienne immortalise son souvenir. Et nous appelons à faire toute la lumière sur son assassinat et à honorer les valeurs patriotiques et humaines pour lesquels il a œuvré. »
Soulignons enfin que l'ancien ministre Bechara Merhej et le commandant de la police de Beyrouth, Nabil Merhi, représentant le directeur général des FSI, Achraf Rifi, se sont recueillis sur la tombe de Rafic Hariri.
Le Liban commémore aujourd'hui l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, de l'ancien ministre Bassel Fleyhane, de leurs compagnons et des civils fauchés il y a quatre ans, jour pour jour, par l'attentat du 14 février. À cette occasion, les partisans de la coalition du 14 Mars se donneront rendez-vous à 10 heures, place des Martyrs, pour prendre part à un rassemblement placé sous le signe de la justice et de la liberté, vu qu'il intervient à deux semaines du lancement du tribunal international. Les préparatifs de cette manifestation se sont accélérés hier, les différentes composantes de l'alliance majoritaire ayant dynamisé leurs machines partisanes pour encourager leurs sympathisants à prendre part à...
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