Les députés Sethrida Geagea et Élie Keyrouz ont ainsi publié un communiqué conjoint appelant les habitants du caza de Bécharré, hommes, femmes et enfants, à être nombreux à la commémoration du 14 février.
Un appel repris par le député Misbah el-Ahdab à l'intention des habitants du Liban-Nord, principalement ceux de Tripoli, « par loyauté au sang des martyrs assassinés pour avoir défendu la souveraineté, la liberté et l'indépendance du pays », mais aussi pour « affirmer la volonté des Libanais qui aspirent à un État de droit » et « en faveur de la vérité, de la justice et du tribunal international ».
Le ministre de la Culture, Tammam Salam, a indiqué que la quatrième commémoration de l'assassinat de Rafic Hariri est « une occasion nationale par excellence ». Il a affirmé dans ce cadre que la participation massive au rassemblement du 14 février est « une priorité » pour « faire parvenir l'opinion et la position » de toute personne soucieuse de « consolider l'union nationale » et d'« immuniser le Liban contre les dangers qui le guettent ».
Le député et ancien ministre Ahmad Fatfat a estimé quant à lui que la participation au rassemblement de demain est d'une part un hommage à Rafic Hariri, mais aussi une « réponse au défi lancé le 7 mai » 2008. Par cette participation, « nous affirmons que nous refusons d'être intimidés par la force des armes ».
Le député Mohammad el-Amine Itani a appelé pour sa part les Beyrouthins à être nombreux demain, place des Martyrs, pour « afficher ouvertement leur libre choix ». Quant à l'ancien Premier ministre Nagib Mikati, il s'est prononcé en faveur d'une « participation pacifique » au rassemblement de samedi. « Que le souvenir des martyrs soit une occasion pour participer pacifiquement au rassemblement du 14 février et exprimer l'attachement aux principes pour lesquels ils sont morts », a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien à Baabda avec le chef de l'État, Michel Sleiman.
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel-Amir Kabalan, a assuré de son côté que « les assassins de Rafic Hariri ont perdu », parce que le parcours initié par ce dernier « restera le nôtre ». « Tu es venu en sauveur, tu es parti en héros national musulman par excellence », a-t-il souligné.
Dans un communiqué, le Parti socialiste progressiste a appelé ses membres, partisans et amis à participer massivement à la quatrième commémoration de l'assassinat de l'ancien Premier ministre, pour exprimer « leur attachement à un Liban souverain, libre, indépendant et démocratique, un Liban attaché à la cause palestinienne ».
La candidate au siège grec-orthodoxe dans la première circonscription de Beyrouth, Nayla Tuéni, a souligné quant à elle que le rassemblement du 14 février est « une occasion pour réitérer notre attachement aux constantes nationales et souverainistes ». « Le sang des martyrs a libéré le Liban de la tutelle syrienne », a-t-elle ajouté, et a fait en sorte que « son indépendance et sa souveraineté soient une priorité des Nations unies ».
Par ailleurs, le président de la Chambre a délégué le secrétaire général du Parlement, Adnane Daher, et le directeur général des affaires à la présidence, Ali Hamad, pour qu'ils déposent une gerbe en son nom sur le tombeau de Rafic Hariri. Des gerbes y ont de même été déposées par une délégation du conseil d'administration de la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban, et du conseil d'administration de Beit el-Tamwil al-arabi (banque islamique).
Sur un autre plan, le ministère de la Défense a publié hier un arrêté gelant les licences de port d'arme à partir d'aujourd'hui 13 février à 0h00 jusqu'au 15 février à 0h00. Sont exceptés de cette décision les gardes du corps des personnalités officielles, politiques, religieuses et des diplomates. Toute infraction aux dispositions de cet arrêté expose le contrevenant à des poursuites judiciaires.
Enfin, des mesures de circulation spéciales seront prises demain par les Forces de sécurité intérieure.


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