La révolte des hôpitaux privés contre « l'insuffisance des tarifs fixés par la Coopérative » prive depuis plus d'un mois et demi quelque 300 000 salariés de l'État de l'accès aux soins hospitaliers, selon les chiffres présentés par le président de la Ligue des enseignants publics, Hanna Gharib. Nombre de ces personnes sont affectées par des maladies chroniques et ont besoin de suivi continu ainsi que de soins tels que la dialyse ou la chimiothérapie. Le différend entre les hôpitaux privés et la Coopérative les empêche de poursuivre leur traitement qu'elles doivent désormais financer à titre personnel.
« Le gouvernement doit astreindre les hôpitaux privés à nous rouvrir leurs portes », a également souligné Hanna Gharib qui s'exprimait lors d'un sit-in organisé dans la matinée d'hier, place Riad el-Solh. Ont pris part à ce rassemblement des représentants du Conseil central des ligues des enseignants du public, le Haut Comité des contractuels des écoles publiques et la Ligue des enseignants des écoles techniques publiques.
Hanna Gharib a en outre réclamé le renforcement des prestations de la Coopérative des fonctionnaires et l'augmentation de ses ressources budgétaires. « Si le Conseil des ministres ne règle pas le problème avec les hôpitaux privés demain (aujourd'hui), notre mouvement se radicalisera et nous organiserons une grève ouverte sur l'ensemble du territoire », a-t-il averti.
De son côté, le président du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun, a accusé la Coopérative des fonctionnaires d'avoir déclenché la crise actuelle « en rompant le dialogue avec » son organisation.


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